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I.E TOUCHER

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de la vue et de l’ouïe. Les agents physiques, qui seuls peuvent provoquer ces sensations (dans des circonstances normales) sont la lumière et le son. Les régions modifiées de. tégument interne qui seules sont aptes à servir d’intermédiaire entre les agents et les nerfs sont Yœil et l’oreille.

7. Dans chaque organe sensoriel il faut distinguer l’expansion terminale du nerf afférent ou sensitif et l’appareil qui sert d’intermédiaire entre cette expansion et l’agent physique qui donne naissance à la sensation.

En outre, dans chaque groupe de sensations spéciales, certains phénomènes dépendent de la conformation de cet appareil, — d’autres dépendent de l’opération des matétériaux qui ont été recueillis par les nerfs sensoriels, sur l’appareil central du système nerveux.

8. Le sens du toucher (qui comprend celui de la température) est possédé, avec plus ou moins de finesse, par toutes les régions de la surface libre du corps et par les parois de la bouche et les cavités nasales.

Toutes les parties qui possèdent ce sens sont formées d’une membrane, peau ou muqueuse, composée : 1° d’une couche profonde faite de tissu fibreux contenant un réseau de capillaires et des terminaisons finales des nerfs sensitifs; 2° d’une couche superficielle consistant en cellules épithéliales ou épidermiques, au sein de laquelle il n’y a ni nerfs ni vaisseaux.

Partout où le sens du toucher est délicat, la couche profonde n’est pas une simple expansion plate, mais elle se soulève en une multitude de petites élévations coniques fort rapprochées qui portent le nom de papilles. Dans la peau, la couche de cellules épithéliales ou épidermiques ne suit pas le contour de ces papilles, mais plonge entre

elles et les recouvre ensuite d’une couche sensiblement égale. De sorte que les extrémités des papilles sont beaucoup plus voisines de la surface que le plan général de la couche profonde d’où ces papilles s’élèvent.

Des anses de vaisseaux pénètrent dans les papilles et les fines terminaisons ultimes des fibres nerveuses sensorielles distribuées à la peau se perdent dans son épaisseur, on ne sait pas encore exactement sous quelle forme.

Dans quelques cas, des enveloppes fibreuses très-minces, qui s’appellent névrilemmes et recouvrent les nerfs qui entrent dans les papilles, les agrandissent et forment une épaisseur ovale qui prend le nom de corpuscule du tact. (Voy. leç. XII.) On ne rencontre ces corpuscules que dans les papilles des régions qui sont douées d’un sens de toucher très-délicat, telles que le bout des doigts, la pointe de la langue, etc.

9. D’après ce que nous avons dit, on peut conclure qu’évidemment aucun conlact direct ne se passe entre les corps touchés et les nerfs sensitifs ; une couche plus ou moins fine se trouve toujours entre ces deux éléments de la sensation; si même celte couche est enlevée, comme le cas s’en présente quand la surface de la peau a été soumise ù l'action d’un vésicatoire, le contact avec la surface ulcérée donne naissance à une sensation de douleur, mais non, à proprement parler, à une sensation de tact. Ainsi dans le loucher, c’est l’épiderme ou l’épithélium qui est intermédiaire entre le nerf et l’agent physique, la pression extérieure étant transmise à travers les cellules cornées aux extrémités sous-jacentes des nerfs, et le genre d’impulsion ainsi transmis, doit être modifié selon l’épaisseur et le caractère de la couche cellulaire, non moins que par la forme et le nombre des papilles.

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