‹ Leçons de physiologie élémentaireChapitre 96 sur 158 · L’ODORAT · texte numérisé non relu

L’ODORAT

quent avec le canal nasal ; ces os, quoique d’une apparence solide, sont réellement très-légers et délicats, et méritent entièrement le terme de spongieux, parce que leur intérieur est formé de cavités extérieures qui ne sont séparées l’une de l’autre que par des cloisons fort délicates, qui communiquent avec la cavité nasale. Aussi ces os, quoique en apparence massifs, sont réellement légers et délicats et méritent le nom de spongieux (fig. 55). Il existe un troisième cornet osseux distinct des deux premiers et qui fait partie de l’os maxillaire ; c’est le cornet inférieur qui sépare imparfaitement le conduit de l’air de la cavité olfactive proprement dite (fig. 54). 11 est recouvert de la muqueuse ciliée ordinaire des conduits nasaux et ne reçoit aucun filet du nerf olfactif (fig. 54).

44. It’après les dispositions qui viennent d’être décrites, il est évident que dans les conditions ordinaires les courants faibles, inspiratoires et expiratoires, glisseront le long des conduits directs, comparativement spacieux, représentés par les cavités nasales qui se trouvent au-dessous du cornet moyen ; et que ces courants arriveront difficilement dans l’espace étroit qui est situé entre la cloison et les os spongieux supérieurs et moyens qui sont les cavités olfactives proprement dites.

Si les courants d’air sont chargés de particules de matières odorantes, ils ne peuvent arriver à la membrane olfactive qu’en se répandant dans cet étroit espace ; et si les particules ne sont pas nombreuses, il est possible qu’elles n’arrivent jamais jusque-là, si l’air qui y séjourne n'est pas remplacé par l’air odoriférant. C’est pourquoi quand nous voulons sentir une odeur faible plus nettement, nous reniflons ou prisons l’air; chaque reniflement est une inspiration soudaine dont le résultat doit atteindre l’air dans la cavité olfactive en même temps ou même plus têt

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qu’il atteint l’air des narines. Il doit aussi tendre à chasser un peu d’air de cette cavité par l’orifice postérieur ; en même temps ou immédiatement après, l’air introduit par les narines pénètre avec précipitation, verticalement; une partie tend à s’écouler immédiatement dans la cavité olfactive et remplace la portion d’air qui en a été expulsée.

La perte de l’odorat qui a lieu dans le cours d’un rhume est attribuable en partie à l’état de gonflement de la membrane muqueuse qui recouvre le cornet inférieur et prévient ainsi le passage de 'air odoriférant à la cavité olfactive.

15. L’organe essentiel du sens de I’odïe consiste de chaque côté en deux parties : le labyrinthe membraneux (canaux demi-circulaires membraneux) et le canal moyen du limaçon (scala media of the cochlea) ; on désigne sous ces noms deux petits organes logés au sein d’une masse osseuse, dense et solide (appelée pétreuse), qui forme une partie de l’os temporal et fait partie de la base du crâne.

Chacun de ces organes essentiels est en résumé un sac membraneux rempli intérieurement et baigné extérieurement d’un liquide. Chacun d’eux contient certains petits corps durs et mobiles ; les derniers filets des nerfs auditifs s’étalent sur les parois de ces sacs membraneux, de façon que leurs terminaisons doivent être frappées parles vibrations de ces petits corps, si une force quelconque les met en mouvement. Il est d’ailleurs possible que les vibrations du liquide contenu dans ces sacs puissent suffire pour affecter les derniers filets des nerfs auditifs ; mais ce résultat doit être en tout cas, très-augmentè par la coopération des parties solides.

Si l’on se baigne dans une mer suffisamment calme, sur

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