‹ Leçons de physiologie expérimentale appliquée à la médecine :Chapitre 11 sur 111 · ANALYSES · texte numérisé non relu

ANALYSES

MATIÈRES 1 seches I formant la somme des matières organiques et tnorgan.

TABLEAÜ C4LCULÉ 1 P. lOü DE MAT. SÉCaE.

Eau.

Matières

salioes.

Matières

organ.

Matières

organ.

lüLilièl-es

iuorgan.

2Zi avril. . .

29 avril. . .

0,/il6

9 mai . . .

99,1 àO

Ocî^So

26 mai . . .

6 juin . . .

19 juin . . .

3 juillet . .

21 août . . .

X^aLhumine a été admise dans la salive parotidienne, parce que, par la chaleur ou par l’acide nitrique, i! se forme dans ce liquide un précipité plus ou moins abondant. Cest principalement dans la salive du cheval que ce phénomène s’observe, f.a commission d’hygiene admet 20 à 24 pour ceiij.

SALIVE PAROTIDIENNE.

d’albumine dans le résidu sec de la salive parotidienne du cheval; elle considère cette matière albumineuse salivaire comme identique avec celle du blanc d’oeuf et comme bien distincte de la caséine.

La caséine a pourtant été signalée, à l’exclusion de l’albumine, dans la salive parotidienne du cheval, par Simon, par Schulz et par d’autres auteurs.

Il me paraît évident néanmoins que tous ces observateurs ont eu affaire à la même substance salivaire, qui offre en effet, ainsi qu’on va le voir, des caractères communs à la caséine et à l’albumine.

J’ai recueilli sur un cheval vieux, mais parfaitement sain, de la salive parotidienne bien pure, par la section du conduit deSténon. Traitée par la chaleur ou par l’acide nitrique, il se formait un coagulum assez abondant, ayant toutes les apparences d’un précipité albumineux. Dans deux autres portions de cette même salive, j’ajoutai à l’une un excès de sulfate de soude cristallisé, et à l’autre un excès de sulfate de magnésie également cristallisé. Au bout de quelques instants de contact à la température ordinaire, on filtra les deux mélanges. IjC liquide qui filtra après l’action du sulfate de soude coagulait comme auparavant, tandis que le liquide qui filtra après l’action du sulfate de magnésie ne coagulait plus, parce que sa matière albuminoïde avait été complètement retenue sur le filtre. Cette dernière réaction, qui appartient aussi à la caséine du lait, différencie donc la matière organique salivaire de la parotide d’avec l’albumine du blanc d’œuf. Celte matière albuminoïde de la salive paroti-

GLAINDES SAI.lVAIRliS.

dieiine est très peu abondante chez le chien et chez l’homme ; cependant j’en ai trouvé des traces évidentes.

Cette matière albuminoïde de la salive parotidienne, en arrivant dans la salive mixte, paraît s’altérer rapidement et disparaître eu partie. [iU matière organique appelée diaslase salivaire, n’existe pas dans la salive parotidienne fraîche des animaux. Nous reviendrons plus tard sur ce sujet à propos des usages des salives.

Les matières salines qu’on rencontre dans la salive parotidienne, ne diffèrent que par leur proportion d’avec celles de la salive mixte. Les carbonates alcalins sont beaucoup plus abondants dans la salive parotidienne que dans la salive mixte, ce qui peut expliquer comment la salive mixte est beaucoup moins alcaline que la salive parotidienne.

IjC sulfocyauure n’a jamais pu être constaté directement par les sels ferriques dans la salive parotidienne pure, soit fraîche, soit ancienne. Ce n’est qu’après l’avoir traitée par l’alcool et lui avoir fait subir les manipulations indiquées ailleurs, qu’on a pu constater la présence du sulfocyanure dans la salive de certains animaux, tels que le chien.

Au point de vue de ses qualités physiques, la salive parotidienne, quand elle est pure, se distingue essentiellement des autres salives par sa grande fluidité, qui la rend propre à imbiber les substances. Cette fluidité favorise aussi les dépôts de sels de chaux, qui u’a pas lieu dans les autres liquides salivaires toujours plus ou moins visqueux.

SALIVE PAUOTIDIEINNE.

La sécrétion de cette salive est en rapport avec certains nerfs, et c’est là un des caractères les plus importants et qui serviront à grouper les appareils salivaires autour des phénomènes physiologiques auxquels ils sont liés. D’abord la parotide sécrète au moment où il y a des mouvements des mâchoires, et quand on galvanise les nerfs qui déterminent des contractions dans les muscles masticateurs, on voit la sécrétion salivaire se produire aussitôt du côté correspondant.

Ainsi, quand on excite dans le crâne la cinquième paire qui fournit des branches aux muscles des mâchoires, on voit aussitôt la sécrétion parotidienne devenir très intense.

Il y a deux nerfs qui agissent spécialement sur la sécrétion parotidienne, ce sont le nerf de la cinquième paire et le facial. Quand on irrite ces nerfs, on détermine une salivation abondante. Il est curieux de voir une sécrétion sous l’influence d’un nerf moteur, mais nous vous montrerons que dans la cinquième paire, il y a d’autres portions qui n’influencent pas du tout la parotide , mais qui agissent sur d’autres glandes; ainsi le nerf lingual détermine, quand on l’excite, une sécrétion très active dans la sous-maxillaire, mais non dans la parotide.

On a dit que la salive parotidienne était sécrétée par suite de la compression qu’exerçaient contre la glande les muscles masticateurs, et l’on a discuté pour savoir comment il pouvait se faire que la parotide fût comprimée dans les mouvements des mâchoires.

SALIVE PAROTIDIENNE.

La sécrétion ne saurait être expliquée de celte façon. Elle est le fait d’une action nerveuse directe, dont nous aurons plus tard à étudier le mécanisme.

Vous voyez donc, messieurs, que la salive parotidienne se trouve surtout en rapport avec les nerfs qui régissent la mastication, de même que le rôle qu’elle remplit se rapporte à cette fonction. Nous verrons que chacune des autres glandes qui versent leurs produits de sécrétion dans la cavité buccale se distingue également par la spécialité de son produit et [)ar les nerfs qui président à la sécrétion.

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