PAR LES SALIVES
rence de résultats m’a conduit à faire, sur les diabétiques, des recherches directes dont nous vous avons parlé dans le cours du semestre dernier, et j’ai pu me convaincre, chez plusieurs diabétiques observés dans le service de M. Rayer, à la Charité, que la salive obtenue par l’excitation des glandes au moyen d’un sialagogue, tel que la racine de pyrèthi e, ne renferme jamais de sucre.
Le lactate de fei\ soit qu’on l’ait introduit dans le sang, soit qu’on l’ait ingéré dans l’estomac, s’est comporté, relativement à la sécrétion salivaire, comme le prussiate jaune de potasse et les sucres, c’est-à-dire qu'il n’a jamais passé dans cette sécrétion.
Il était intéressant de voir ce qui arriverait à l’iodure de fer, combinaison de deux substances, dont l’iine, Viode, a une très grande tendance à passer dans la salive, tandis que l’autre, le /é/’, s’y refuse complètement. J’injectai dans la jugulaire d’un, chien de forte taille 5 grammes d’une dissolution assez concentrée d’iodure de fer, récemment préparée, que j’avais étendue de 10 grammes d’eau distillée. Cette injection, faite lentement, ne produisit aucun accident, et la sécrétion salivaire recueillie contenait très évidemment de l’iode et du fer. On voit donc que, sous l’influence de l’iode, le fer a été entraîné à passer par une sécrétion dans laquelle il ne se montre pas lorsqu’on l’injecte sous une autre combinaison (lactate).
Il restait à savoir si l’iodure de fer n’avait pas, au moins en partie, été décomposé ayant d’arriver dans la salive. L’expérience suivante rend très probable