‹ Leçons de physiologie expérimentale appliquée à la médecine :Chapitre 19 sur 111 · ÉLIMINATION DE CERTAINES SUBSTANCES · texte numérisé non relu

ÉLIMINATION DE CERTAINES SUBSTANCES

l’opinion que la substance est éliminée par cette voie à l’état d’iodure de fer.

Sur un chien porteur d’une fistule stomacale et d’une fistule salivaire permanente, on introduisit par la fistule de l’estomac ao grammes d’une dissolution saturée de lactate de fer. Penriant l’heure suivante, on recueillit à plusieurs reprises de la salive parotidienne, sans pouvoir y constater la présence du fer. Après ce temps, on introduisit dans la fistule stomacale une dissolution de 2 grammes d’ioclure de potassium dans i5 grammes d’eau. La salive, recueillie du nouveau, contenait de l’iodure en grande quantité ; incinérée, elle laissait constater la présence de fer d’une manière évidente. Ainsi, après l’injection du lactate de fer dans l’estomac et avant celle de l iodure, on ne constatait aucune trace de fer dans la salive; après l’injection de l iodure alcalin, le fer devint au contraire manifeste dans cette même salive. On est donc autorisé à conclure que c’est à sa combinaison préalable avec l’iode dans l’estomac que le fera dû la propriété de se moni rcr dans la salive.

Si au lieu d’introduire successivement ou simultanément les deux substances dans l’estomac, on les injecte dans le sang, les mêmes pbénoiiiènes ne se montrent plus. On Constate toujours dans la salive la présence de liodure, mais on ne peut y démontrer la présence du fer.

Cette différence de résultat tient à ce que, dans le premier cas, la combinaison s’est opérée dans l’estomac entre l’iode et le fer, et que Tiodure de fer a pu être absorbé en nature; tandis que dans le dernier cas

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