‹ Leçons de physiologie expérimentale appliquée à la médecine :Chapitre 21 sur 111 · SALIVES ARTIFICIELLES · texte numérisé non relu

SALIVES ARTIFICIELLES

permettre de reconnaître le tissu d’une glande salivaire, non pas par ses caractères anatomiques, mais par un procédé tout à fait expérimental et physiologico-chimique.

Il en résulte aussi que nous pouvons faire des salives artificielles qui posséderont tontes les propriétés des salives naturelles. Nous avons fait à ce sujet des expériences nombreuses dont voici quelques-unes : Des glandes sous -maxillaires ont été broyées seules : il en est résulté une espèce de pâte grisâtre excessivement gluante; on y ajouta ensuite de l’eau et on laissa pendant vingt-quatre heures la macération à une température ambiante de i5 à qo degrés en ayant soin d’agiter. Au bout de ce temps, le mélange était excessivement gluant; on jeta sur un filtre, et la matière filtrée était très gluante et filante et parfaitement limpide, excepté les premières portions qui étaient restées troubles. Ce liquide ressemblait en réalité à la salive sous-maxillaire. Voici les caractères qu’il présentait: liquide limpide, légèrement rosé, visqueux , filant, neutre, sans odeur, sans goût; ce liquide donnait sur la langue la sensation d’une eau fortement gommée. On obtint les réactions chimiques suivantes :

Par l’alcool, précipité blanc abondant.

Par la chaleur, précipité abondant et blanc qui disparaissait par l’addition d’une goûte de potasse.

Par une faible quantité d’acide chlorhydrique, la viscosité disparaissait dans la liqueur, et Ton obtenait un précipité qui se dissolvait dans un excès d’acide chlorhydrique.

GLANDES SALIVAIRES

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Par mie (joiiUe d’acide acétique concentrée, précipité grisâtre et membi aneux, gluant, très abondant, se dissolvant également dans un excès du même acide.

Par le sous-acétate de plomb, précipité grisâtre, floconneux, tomenteux, surnageant le liquide, insoluble dans une plus grande partie du même réaciif.

Par l’acide sulfurique, précipité soluble dans un excès d acide avec effervescence et coloration brune.

Parla teinture de noix de galle, précipité abondant et floconneux, insoluble dans un excès.

Par l’acide pljospboriijue tribydraté, précipité blanchâtre, gluant, très abondant, insoluble dans un excès.

Le bicblorure de mercure ajouté à cette salive, de même que la salivesous-maxillairenaturelle, augmenta considérablement la viscosité de la salive. Cette salive devint gluante, se prit en masse et adhéi ait au verre, la masse gélatineuse restant du reste jjarfaitemeut transparente.

Des glandes parotides de chien furent broyées: il en résulta une espèce de pâte coideur de chair; on y ajouta de l’eau, et le mélange forma une espèce de liquide blanchâtre comme du lait qu’on laissa macérer pendant vingt-quatre heures. Le liquide était clair; le tissu glandulaire s’était déposé au fond du liquide et à sa surface il existait une légère couche blanchâtre et comme crémeuse. Quarante-huit heures après on jeta le tout dans un filtre et l’on examina le liquide.

Ce liquide coulait comme de l’eau sans présenter aucune viscosité. Il était neutre au papier de tournesol, sans odeur, ne donnant pas au goût la sensation de

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