SÉCRÉTION SALIVAIRE
sécrétion consisterait à la dissoudre dans un véhicule alcalin qui provient du sang et à l expulser non pas du sang, mais directement de l’organe glandulaire dans lequel elle se trouve formée par un développement morphologique.
Nous devons à ce propos vous dire quelques mots des théories qui ont régné sur le mécanisme des sécrétions.
On a dit que la sécrétion d’une glande était déterminée par le défaut d’équilibre entre deux pressions ; que la pression du sang était plus forte au moment de la sécrétion.
On ignore comment s’opère l’action du système nerveux sur un appareil glandulaire, mais il est certain que ce n’est pas par une contraction des muscles que la salive est exprimée.
Chez un anima! récemment mort, dont on a coupé les muscles masticateurs, si l’on vient à agir sur le nerf facial, bien qu’alors il n’y ait plus de mouvements musculaires de mastication, on voit néanmoins la sécrétion salivaire avoir lieu en abondance, ce qui contredit l’explication donnée à ce sujet.
Quant à la supposition qu’on avait faite sur un état tel du système vasculaire, que la pression augmentait considérablement au moment de la sécrétion, de sorte que les liquides auraient de la tendance à transsuderai! dehors, on a institué des expériences qui n’ont pas non plus confirmé cette vue. Ludwig a pris la pression dans l’artère et dans le conduit parotidien avec son kymographion. Il a vu que tandis qu’un premier manomètre, dans l’artère, donnait une