SÉCRÉTION SALIVAIRE
pression de millimètres par exemple, la pression dans le conduit parotidien arrivait à être beaucoup plus considérable, de sorte que la pression était plus forte dans l’intérieur de la glande que dans les vaisseaux qui y apportent le sang, et néanmoins la sécrétion continuait.
S'il fallait attribuer un effet à la pression du sang, les liquides salivaires auraient dû rebrousser chemin, ce qui n’a pas eu lieu.
Bien plus, si l’on décapite un animal et qu’on vienne à exciter les nerfs de ces glandes, on produit encore une sécrétion abondante, alors qu’évidemment toute pression a disparu dans les artères.
On doit penser cjueles surfaces de sécrétion sont représentées par des cellules glandulaires sur lesquelles se fait un mouvement inverse à celui de l’absorption. Nous avons voulu savoir si, pendant que la sécrétion avait lieu, l’absorption pouvait également s’effectuer sur ces mêmes surfaces. Pour cela nous avons injecté dans la glande parotide d’un gros chien 5 grammes d’une dissolution de strychnine, et l’animal est mort presque instantanément dans des convulsions ; ce qui prouve que l’absorption est très rapide par cette voie. Nous avons également injecté de l’iodure de potassium, dans une glande parotidienne et constaté que l’absorption s’en faisait avec une rapidité extraordinaire.
Voici comment l’expérience fut faite : Les deux conduits salivaires parotidiens ayant été préalablement découverts et munis de tubes, on fit l’injection dans le conduit parotidien droit, et au, même instant on re-