ABSORPTION SLR LES SURFACES
cueillit par le conduit de la glande gauche de la salive dont la sécrétion avait été provoquée avec du vinaigre. On constata que dans ce peu de temps, l’iodure de potassium apparaissait déjà dans la sécrétion salivaire de ce côté. 11 avait donc été absorbé par l’autre glande.
Une autre expérience curieuse est la suivante : En injectant dans une glande salivaire une petite quantité (4 ou 5 centimètres cubes pour ne pas infiltrer la glande) de prussiate de potasse, on vit qu’au bout de quelques minutes cette substance avait été absorbée, puisqu’elle était parvenue dans les urines. Ce qu’il y eut de rernaj-quable, c’est qu’en faisant sécréter la glande par laquelle l’injection avait été faite, on ne trouvait pas de prussiate de potasse dans cette salive. La glande sons-maxillaire se comporta à l’égard de ces phénomènes d’absorption exactement comme la glande parotide.
Voici encore d’autres expériences faites sur le même sujet; elles sont intéressantes, et je désire vous en signaler les résultats :
Sur un chien de forte taille, on fit l’injection, dans le conduit parotidien gauche, de l\ centimètres cubes d’une dissolution de i5 centigrammes pour loo d’iodure de potassium. On avait placé dans le conduit de la glande parotidienne du côté droit uu tube pour recevoir la salive.
Aussitôt après l’injection de l’iodure de potassium dans la glande et la ligature du conduit, on fit sécréter la salive par l’excitation du vinaigre, et l’on recueillit celle qui s’écoula de la glande parotide non injectée.
DES GLANDES SALIVAIRES
Les premières gouttes de la salive qui s’écoulèrent, etqu’on recueillit immédiatement après l’injection faite par l’autre glande, contenaient déjà des traces d’iodure de potassium. Au bout de quelques minutes, l’iodure de potassium s’était montré en forte proportion, et cela continua pendant assez longtemps. A ce moment , l’urine ne contenait pas d’iodure de potassium.
Environ trois heures après l’injection signalée plus haut d’iodure de potassium dans la parotide, on défit la ligature du conduit, on y fixa un tube, et alors on introduisit du vinaigre dans la gueule de l’animal. Sous cette influence, la sécrétion salivaire eut lieu dans les deux glandes, mais elle était plus faible dans la glande qui avait été injectée que dans celle qui ne l’avait pas . été. Mais on constata dans les deux glandes que la salive contenait de l’iodure depotassium d’une façon évidente.
Cette expérience prouve que l’absorption de l’iodure de potassium a été très rapide dans la glande salivaire, puisque cette substance a paru immédiatement dans la sécrétion delà glande du côté opposé.
Il est évident que, pour y arriver, cette substance, qui n’avait pas pu passer d’une glande à l’autre, avait dû être absorbée par les veines, être portée au cœur et rapportée avec le sang artériel, tout cela dans un temps inappréciable.
Quant à l’iodure de potassium qu’on a retrouvé ensuite dans la salive, du côté où l’injection avait été faite, il provient de la même source. On ne saurait croire, en effet,que ce soit l’iodure depotassium injecté qu’on retrouve après qu’il a demeuré dans le tissu. Car,