ABSORPTION SUR LES SURFACES MUQUEUSES
si au lieu d’iodure de potassium qui s’élimiue très facilement par les glandes salivaires, on prend une substance qui ne soit pas éliminée par ces glandes, du prussiate de potasse, par exemple, on voit que cette substance ne se retrouve pas dans la glande par laquelle elle a été injectée.
Ce fait dont nous avons déjà donné des exemples a été vérifié directement sur le Jiiême animal de la maniéré suivante:
Par le tube d argent resté fixé à son conduit glandulaire on injecta dans la glande salivaire droite, qui trois heures auparavant avait reçu l’injection d’iodure de potassium , 4 centimètres cubes d’une dissolution de prussiate de potasse; on boucha aussitôt le petit tube d’argent avec une boulette de cire. Environ cinq minutes après, ou fit sécréter la salive par l’excitation vinaigrée; mais ou ne déboucha pas le tube de la glande salivaire droite. Il s’écoula seulement , par conséquent, de la salive par le conduit parotidien gauche. On constatait toujours dans cette salive la présence de l’iodure de potassium, mais aucune trace de prussiate de potasse.
Vingt minutes après l’injection de prussiate de potasse dans la glande droite, on enleva la boulette de cire qui formait le tube, et l’on détermina par l’excitation vinaigrée l’écoulement des salives qui eurent lieu par les deux glandes. On remarqua encore cette fois quelaglande parotidienne droite, qui avait reçu les injections, donnait beaucoup moins de salive que celle du côté opposé dans laquelle rien n’avait été injecté.
DES GLANDES SALIVAIRES
Alors on constata que dans les premières gouttes de salive qui s’écoulèrent de la glande droite, il y avait des traces de prussiate de potasse qui provenaient de ce qu’il en était resté un peu dans le tube. Car dans la salive qui s’écoula aussitôt après, non plus que dans la salive du côté opposé, ou ne rencontra pas trace de prussiate de potasse.
A ce moment, on vérifia de nouveau dans les deux salives la présence d’une forte proportion d’iodure de potassium.
Nous avons vu qn’après les injections de solutions aqueuses dans les glandes salivaires, il y avait infiltration du tissu cellulaire interglaudulaire. Cet effet ne persiste pas, car à l’autopsie d’un chien qui avait subi ces injections, autopsie faite treize jours après, on trouva le tissu glandulaire tout à fait à l’état normal.
Dans une autre expérience, on découvrit le conduit de la glande sous-maxillaire d’un chien, on injecta 4 centimètres cubes d’une dissolution contenant du prussiate de potasse. Après vingt minutes, on chercha la présence de la substance dans l’urine et on l’y constata d une manière évidente.
On avait fait avec les mêmes résultats la même expérience par le conduit parotidien; ce qui prouve que ces deux glandes, bien qu’ayant l’une un produit de sécrétion visqueux, l’autre un produit de sécrétion non visqueux, absorbent également bien le prussiate de potasse, substance qui, comme nous le savons, n’est pas excrétée par les glandes salivaires.
On introduisit ensuite du vinaigre dans la gueule de