‹ Leçons de physiologie expérimentale appliquée à la médecine :Chapitre 63 sur 111 · DES TISSUS ANIMAUX · texte numérisé non relu

DES TISSUS ANIMAUX

cela, l’importance que nous devons attribuer à la propriété d’acidifier les graisses sera justifiée, quand nous verrons qu’elle est en rapport direct avec l'énergie physiologique de l’organe. Ainsi, elle est en général plus énergique au moment de la digestion que pendant l’abstinence; chez les animaux à sang chaud que chez les animaux à sang froid ; et nous verrons même plus tard, en parlant de l’anatomie comparée du pancréas, que cette propriété peut disparaître quand la fonction cesse.

Messieurs, toutes les leçons que nous avons faites jusqu’ici se sont rapportées à l’histoire des glandes salivaires, telles que les avaient dé terminées les anatomistes qui avaient fait du pancréas une glande salivaire abdominale. Nous avons vu combien cette opinion était antiphysiologique, puisque non-seulement les glandes salivaires proprement dites ne se ressemblent pas et que le pancréas en diffère éminemment. Nous regardons ces faits comme assez probants pour que cette distinction antique n’ait plus aujourd’hui qu’une existence historique.

Nous ne pouvons pas nous dispenser maintenant de suivre le suc pancréatique dans l’intestin et d’étudier son influence sur la digestion. Pour cela il ne faut plus seulement l’étudier d’une manière isolée, mais en contact avec les différents liquides qui agissent avec lui. Cette étude qui nous conduira naturellement à passer en revue rapidement les phénomènes de la digestion, nous la commencerons dans la séance prochaine.

Page 1