ACTION SUCCESSIVE
n’avaient pas le temps d’être modifiés chimiquement dans la bouche ni dans les voies de la^déglutition avant d’arriver dans l’estomac, et que cela avait lieu tout au plus, dans certaines circonstances pour des matières féculentes; mais que généralement, les aliments ai'rivaient dans l’estomac après avoir été seulement divisés et humectés dans la bouche, sans avoir subi des modifications chimiques appréciables.
Ce n’est que dans l’estomac que les phénomènes chimiques de la digestion commencent réellement.
La question qui se présente à nous est de savoir si un aliment arrivant dans l’estomac par les voies ordinaires, c’est-à-dire après avoir traversé la bouche, le pharynx et l’oesophage et y avoir subi le contact de la salive; si, dis-je, cet aliment est mieux digéré que s'il était introduit directement dans l’estomac, par une fistule stomacale, par exemple; c’est de cette manière seulement qu’on peut juger si l’insalivatiou joue ou non un rôle pour favoriser la digestion stomacale.
Mais avant d’aborder cette question il est nécessaire que nous retracions en quelques mots l’histoire très importante du suc gastrique dont nous n’avons pas encore parlé, et dont nous devons cependant tenir compte dans les phénomènes ultérieurs, et à propos de l’action finale du suc pancréatique.
Le suc gastrique est un liquide digestif sécrété par rostomac, comme l’indique son nom. Son histoire, ainsi que tout le monde sait, peut remonter jusqu’à Vallisuieri qui admettait dans l’estomac une sorte d eauforte animale capable de dissoudre les aliments. Plus