SEIZIÈME LEÇON
22 JDiN 1855.
SOMMAIBE : Pourquoi le suc {gastrique ne digère pas les parois de l’estomac. ~ Grenouilles et anguilles digérées vivantes. — De l’action combinée de la salive et du suc gastrique.’ — De la rapidité de l’acte stomacal. — Action réciproque des aliments. — Qualités différentes du suc gastrique chez des animaux différents. — Comparaison de l’acte stomacal avec la cuisson dan= l’eau.
Messieurs,
Dans la dernière séanee nous avons voulu examiner les modifications que les aliments subissent hors de l’estomac sous l’influence du suc gastrique, et nous avons dû préalablement faire son histoire. Aujourd’hui nous devons constater les mêmes faits sur l'animal vivant, et rechercher si le mélange du suc gastrique avec le mucus rt la salive apporte une modification dans son action.
Mais avant nous devons rappeler une question tpt’on a soulevée à propos de l’influence dissolvante du suc gastrique. On a demandé comment il se faisait, puisque ce liquide pouvait dissocier la chair et les tissus animaux, qu’il ne digérât pas les parois mêmes de l’estomac qui le sécrétaient.
Pour expliquer la non-digestion de l’estomac par le suc gastrique, on a prétendu d’abord que la vie mettait obstacle à la production de la réaction chimique constatée hors de l’individu vivant. C’est exact, sans doute, mais ce n’est pas une explication. D’autres, précisant
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davantage, pensèrent que le suc gastrique pénétrait les parois de l’estomac, et que s’il ne digérait pas ses membranes , c’est qu’il était emporté incessamment par le courant sanguin, à son contact avec les vaisseaux. Si cette théorie était exacte, on devrait ren-^ contrer la pepsine dans le sang; or il est impossible de l’y trouver.
Si peu compromettante que fût d’ailleurs l’opinion que la vie garantissait le tissu de l’estomac des effets du suc gastrique, elle reposait cependant sur une vue générale inexacte. On peut s’en assurer en introduisant du suc gastrique sous la peau d’un animal vivant, fja dissolution du tissu cellulaire a lieu, et en incisant la partie dans laquelle le suc gastrique a été injecté, on trouve, non pas un abcès, mais un amas de produits digérés, une espèce de liquéfaction de la couche de tissu avec laquelle le suc gastriquea été mis en rapport.
Messieurs, si le suc gastrique ne digère pas les parois de l’estomac vivant, c’est que pendant la vie il est impossible que la pepsine puisse être absorbée. La présence de l’épilbélium sur les muqueuses en général, sur la muqueuse stomacale notamment, oppose un obstacle complet à l’absorption d’un certain nombre de matières organiques; les ferments destinés à agir sur les aliments sont ainsi arrêtés; il en est de même des virus.
Ija couche épithéliale se détruit et se renouvelle avec une grande facilité : de là, quand la vie cesse, sa rapide altération. L’estomac se trouve alors exposé à absorber indifféremment tout ce qu’il contient; aussi sé (rouvet'il désarmé conire les effets du suc gastrique, qui le
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digère. Spallanzani a observé d’abord ces faits, et j’ai vu, chez des animaux tués en digestion, le suc gastrique détruire l’estomac, la moitié du foie, la rate, quelquefois même une partie des intestins, pouvu qu’on ait eu la précaution de maintenir l’animal dans une étuve, à une température voisine de la température animale.
L’épithélium de la muqueuse stomacale, espèce de mucus gluant qui tapisse la paroi interne de ce viscère, et qu'on peut très bien voir quand on ouvre un animal encore vivant, enferme donc le suc gastrique comme dans un vase aussi imperméable que s’il était de porcelaine; avec cette différence, toutefois, que cet enduit protecteur est soumis à une mue incessante et disparaît avec les causes qui en favorisent le renouvellement.
Une expérience vous rendra sensible le rôle protecteur quejoue l’épithélium dans cette circonstance. Certains épithéliums, celui de la peau des grenouilles, par exemple, sont détruits de façon à ne plus pouvoir se renouveler lorsqu’ils ont été eu contact avec des liquides acides qui modifient puissamment les propriétés de la surface qu’ils recouvrent. Les solutions acidulés produisent cet effet sur la peau des grenouilles, l’épithélium y est détruit et ne se renouvelle plus.
Par une fistule gastrique que porte ce chien, nous avons introduit, il y a environ trois quarts d’heure, dans son estomac, l’arrière-train d’une grenouille. Cette grenouille que vous voyez .s’agiter en dehors est encore bien vivante; et cependant nous pouvons, en la retirant, constater que les membres postérieurs sont en grande partie digérés. Si au lieu d’être à jeun, le chien
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eùtété en pleine digestion, cette action digestive aurait marché bien plus rapidement. Qn’est-il arrivé dans cette circonstance?
L’arrière-train de la grenouille, arrivant dans un milieu acide, a été dépouillé de son épithéliuiu et est devenu aussitôt perméable au principe actif du suc gastrique , qui en a commencé la digestion. Cette expérience, en même temps qu’elle établit nettement le rôle protecteur de l’épithélium, montre que la vie n’est pas un obstacle à l’action du suc gastrique, qui se produit énergiquement sur des parties où la circulation a encore lieu.
Les anguilles se digèrent également vivantes, quand on introduit leur corps dans l’estomac et qu’on laisse sortir la tête au dehors. Un.animal dont l’épithélium ne serait pas attaquable par les acides pourrait y séjourner sans être digéré. On pourrait mettre le doigt dans l’estomac de ce chien et l’y laisser longtemps sans qu’il soit attaqué; tandis que chez la grenouille et l’anguille, l’épithélium a des propriétés particulières que détruit l’acidité du suc gastrique.
Spallanzani avait déjà examiné la question de savoir si l insalivation est ou non nécessaire pour la digestion des substances alimentaires, et il avait conclu à la nécessité de cet acte préliminaire. Sans aucun doute des substances qui sont mâchées et imbibées par la salive peuvent, mises en contact avec du suc gastrique, en éprouver l’action plus facilement que des substances qui n’ont pas été soumises préalablement à la mastication. Mais dans ce cas on peut dire que cela prouve
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simplement que la division mécanique, eu rendant le contact du suc gastrique plus étendu , a rendu son action plus intense. Cette dernière supposition paraît être la vérité. En effet, lorsqu’on triture mécaniquement une substance alimentaire, et qu’on la soumet à l’action du suc gastrique, elle s’y altère à peu près aussi facilement que si elle avait été soumise à la division préalable des mâchoires. La mastication est un acte qui peut être remplacé par des agents purement mécaniques, et l’insalivation ne paraît pas jouer un rôle indispensable pour que le suc gastrique agisse. En un mot, si une substance est convenablement divisée, on peut l’introduire par une fistule de l’estomac, et elle est digérée ; et l’animal peut être nourri comme s’il avait réellement mangé la substance. '\I. Sédillot, de Strasbourg, dut étudier cette question afin de savoir si chez les hommes où la déglutition est rendue impossible par des altérations cancéreuses ou autres, on ne pourrait pas permettre à la nutrition de continuer au moyen d’une fistule pratiquée à l'estomac. Il fallait donc préalablement savoir si l’aliment introduit par cette fistule pouvait être digéré, fjes e.'iJpériences prouvèrent que cela avait lieu.
On lia l’œsophage à des chiens, on réséqua même une partie de ce conduit sur des chiens munis de fistules à l’estomac; ces animaux ne pouvaient par conséquent vivre qu’avec les aliments qu’on leur introduisait directement sous l’estomac. Or les chiens vécurent des temps considérables, et il arriva même a la fin ce fait singulier, que l’œsophage se rétablit et que
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les animaux purent plus lard reprendre leur nourriture par les voies ordinaires. Chez les animaux ainsi opérés par la ligature de l’oesophage, on était bien sûr qu’on avait éliminé toute la salive, et que le suc gastrique qui était dans l’estomac devait être du suc gastrique pur. Or le suc gastrique pur a agi sur les aliments et les a digérés. De tout cela nous devons conclure que l’action de la salive n’intcrvienl pas sensiblement dans la digestion stomacale, en tant qu’elle communiquerait au suc gastrique des propriétés spéciales. On avait autrefois cru que la salive donnait ses propriétés au suc gastrique ; Montègre avait même été jusqu’à soutenir que le suc gastrique n’était que de la salive acidifiée. Pour le prouver, il mâchait un morceau de pain, le laissait abandonné à ini-même, et le voyant devenir acide, en concluait que là, de même que dans l’estomac , la salive s’était acidifiée pour donner naissance au suc gastrique. Aujourd’hui cette opinion ne peut plus élre'’soutenue, parce qu’on sait que cette réaction est due à de l’acide lactique formé aux dépens de l’amidon et du sucre que le pain contient. On a parié d’un usage de la salive dans l es- • tomac, qui est en rapport avec l’alcalinité de !a salive. On a dit, par exemple, que les aliments, arrivant alcalins et imbibés de salive dans l’estomac, déterminaient une sécrétion plus abondante de suc gastrique que s’ils avaient été neutres ou acides.
Cette observation est assez juste, mais on comprend qu’on puisse facilement remplacer cette réaction particulièi’e dans l’estomac. On a dit encore que la salive
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a pour usage d’ emprisonner de l’air avec les aliments, et de favoriser ainsi la digestion dans l’estomac ; cet usage ne paraît nullement démontré. Enfin , quand on fait des digestions artificielles avec du suc gastrique et qu’on mélange ce suc gastrique avec la salive , on ne voit pas que ce mélange lui communique des propriétés particulières. De toutes ces observations il résulte donc que la salive n’est pas un fluide actif dans les actes chimiques de la digestion. Cependant ce liquide salivaire qui a été déversé pour les besoins de la mastication et delà déglutition est probablement réabsorbé ; car tout le monde sait que chez les malades atteints de fistules salivaires, la perte de ce liquide est pour eux une cause considérable d’épuisement. Nous devons ajouter que cela a lieu d’une manière générale pour toutes les fistules par lesquelles se fait une dépei’dition considérable de liquide.
Le suc gastrique dans l’estomac imbibe les aliments pendant un certain temps, les dissout et les ramollit. Ce temps est variable pour certains animaux : chez les lapins, par exemple, il y a constamment des aliments dans l’estomac , et ils peuvent y séjourner pendant plusieurs jours, car on en trouve encore même chez des animaux morts de faim. Lorsque les aliments nouveaux descendent chez ces animaux, ils chassent les anciens qui sont déjà digérés par le suc gastrique. C’est ce que l’on voit parfaitement quand on fait manger à un lapin deux substances de couleur différente que l’on peut bien distinguer l’une de l’autre. Ainsi lorsqu’on fait manger à un lapin des feuilles de
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carottes vertes, et que le lendemain, après vingt-quatre heures d’abstinence, on lui donne à manger la carotte elle-même; si quelques heures plus tard on sacrifie l’animal, on voit dans l’estomac que la racine de carottes reconnaissable à sa couleur, chasse devant elle les aliments verts qu’on aperçoit très distiuetement.
La digestion stomacale est quelquefois très rapide. Chez le eheval, par exemple, les aliments s’arrêtent à peine dans l’estomac, qui est très petit, comme on le sait, comparativement à l’intestin de l’animal. Lorsque l’alimentation est mixte, les aliments ne sortent pas tous ensemble de l’estomac. Ainsi on a observé chez l’homme, dans des cas de fistules duodénales, que les aliments végétaux sortaient plus vite de l’estomac que les aliments animaux, et que les parties végétales, telles que les feuilles de salade, les morceaux de carottes, sortaient de l’estomac ayant conservé tous les caractères physiques qui permettaient de les reconnaître.
Lorsqu’on donne à un animal une alimentation unique, l’estomac contient une pâte homogène ou bien un mélange de la substance avec du mucus. Cette pâte stomacale ne mérite pas alors le nom de chyme. On a donné ce nom à un mélange d’aliments mixtes, et c’est surtout chez le chien qu’on a décrit l’espèce de mélange grisâtre qui en résulte.
A ce propos on a dit que dans l’alimentation mixte, les aliments réagissaient les uns sur les autres, de manière à sedigérer en quelquesoi te les uns par les autres. Il y a dans cette observation un fait réel, c’est qu’une matière non azotée doit toujours être accompagnée
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d’une matière azotée qui joue par rapport à elle le rôle de ferment. Il en estainsi partout dans lanature: ladiastase accompagne la fécule ; l’émulsine et la caséine accompagnent l’amygdaline et les matières grasses, etc. Il en résulte donc que, dans l’estomac, lorsqu’il v a un mélange de substances azotées et de substances non azotées, elles peuvent à la rigueur avoir une certaine réaction les unes sur les autres, réaction capable de rendre leur mélange plus intime, mais non d’opérer leur digestion proprement dite.
Avant de quitter les phénomènes de la digestion stomacale, et d’examiner l’action que les fluides versés dans le duodénum exercent sur cette espèce de pâte cbymeu.se, nous devons chercher d’abord si elle est la même chez tous les animaux ; si le suc gastrique, en un mot, a onéré chez tous sur les mêmes aliments une action identique. Les expériences que nous avons rapportées dans la dernière séance sur l’action du suc gastrique sont relatives à l’action du suc gastrique du chien. Nous avons essayé de reproduire ces mêmes expériences avec du suc gastrique de lapin et de cheval, et nons n'avons pas obtenu des résultats semblables. Le suc gastrique, acide chez les lapins comme chez les chiens, mis en contact avec la viande crue, décolore la viande, la crispe, l’imbibe comme vous le voyez ici, mais ne la désagrège pas et ne la ramollit pas avec la même énergie que le fait le suc gastrique de chien, et ne fait pas disparaître les stries transversales des fibres. Ceci s’observe également quand on fait manger du bœuf à des lapins; on rencontre dans l’estomac
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de la viande décolorée, comme cuite, mais [irésentant des caractères différents de ceux qu’on observe dans la viande mise dans l’estomac d’un chien.
Fig. 58. — Viande Je bœuf cuite digérée dans le suc gastrique de lapin.
a, a, fibres musculaires désagrégées: on voit très bien les stries transversales;— b, c, on distingue sur ces fibres une suture longitudinale, et ces fibres se séparent ensuite longitudinalement, comme on ’ÿ le voit en d.
Ces différences que nous constatons ici dans le suc gastrique du lapin et du chien, nous les avons con“ statées également avec le suc gastrique artificiel de ces mêmes animaux. Nous avons fait de ce suc gastrique avec la membrane stomacale du chien, du lapin, du cheval, du veau, et nous avons constaté que le suc gastrique du chien et celui de l’homme se ressemblent; tandis que le suc gastrique du lapin et celui du cheval présentaient des caractères comparables à ceux du suc gastrique naturel de ces mêmes animaux. Nous avons même fait du suc gastrique avec le ventricule succenturié des oiseaux, et nous avons trouvé que ce suc gastrique n’avait pas la propriété de ramollir et de dissoudre la chair musculaire comme le suc gastrique du chien et de l’homme.
Fig. 58.
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L’action de ces différentes espèces de sucs gastriques n’est pas la même sur les os, et les sucs gastriques d’homme et de chien sont les seuls qui dissolvent d’une manière très active la trame gélatineuse des os.
De tout cela, on peut conclure que si le suc gastrique est semblable chez tous les animaux, en ce que chez tous il présente une réaction acide, on doit cependant admettre qu’il y a des différences dans l’énergie et le mode d’action de ce liquide. L’énergie paraît être en rapport avec la quantité du principe actif accusée par l’analyse chimique , ainsi que nous l’avons vu dans les analyses rappelées dans la dernière
leçon.
Si nous voulons maintenant nous rendre compte de l’action intime du suc gastrique sur les aliments, nous pourrons dire que ce liquide agit en quelque sorte comme la cuisson dans l’eau bouillante. En effet, examinons comparativement l’action de la cuisson à l’eau bouillante, et celle du suc gastrique surles trois classes de substances alimentaires.
D’abord, relativement aux matières grasses, la cuisson ne fait que les fluidifier; elle brise ou dissout l’enveloppe celluleuse qui retient la graisse. Le suc gastrique, bien qu’à une température beaucoup plus basse, agit exactement de la même manière.
Relativement aux matières féculentes et sucrées, nous avons dit que le suc gastrique hydrate la fécule; l’eau bouillante produit absolument le même effet. ÎNous avons dit que le suc gastrique peut quelquefois transfoi mer le sucre de première espèce eu sucre de
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deuxième espèce; l’ébullition prolongée produit le même résultat.
Voyous maintenant si la comparaison peut se poursuivre pour les matières azotées sur lesquelles le suc gastrique paraît avoir une action plus spéciale. Nous avons dit que le suc gastrique dissout la matière unissante dans la chair musculaire, et celle qui unit les molécules terreuses dans les os ; de sorte qu’il désagrégé ainsi les tissus après avoir dissous la partie animale intermédiaire qui est formée par un tissu suseeptible de donner de la colle. L’ébullition prolongée produit exactement le même effet : ainsi quand on fait bouillir des os, quand on fait bouillir de la peau ou de la viande, le tissu cellulaire seul est dissous, et il se prend souvent en gelée par le refroidissement. On retrouve d’un autre côté les parties terreuses ou les fibres musculaires qui ont simplement été dissociées.
Le suc gastrique, par la digestion, désagrégé également les autres éléments anatomiques des tissus, tels que les éléments nerveux glandulaires, etc. ; aussi je me sers depuis longtemps, et je recommande dans mes cours, l’emploi du suc gastrique dans la préparation microscopique des tissus.
La preuve que l’action du suc gastrique dissout une matière gélatineuse intermédiaire aux tissus proprement dits, c estqu’en prenant lesmatièresanimales contenues dans l’estomac d’un chien en digestion, de la viande crue, ou de la viande cuite, les humectant avec de l’eau et jetant le tout sur un filtre, on recueille un liquide clair, transparent, moins acide que le suc gas- 2' SEJi. 1855. 27
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