PHYSIOLOGIE COMPARÉE DU PANCRÉAS
depuis longtemps que, dans les sécrétions proprement dites, le produit caractéristique et actif de la sécrétion doit être considéré comme créé sur place dans la glande par une véritable évolution morphologique. Cette évolution organique, comme les autres actes de ce genre, est tout à fait spéciale à un organe déterminé et ne saurait être accomplie par un autre. Si l’organe manque, la fonetion qu’il accomplissait manque également. Les organes qui, après leur disparition dans les organismes animaux, peuvent être suppléés par d’autres appareils, sont généralement doubles ; tels sont les reins, qui sont des organes excréteurs et qui peuvent se suppléer l’un l’autre, et qui chez les insectes paraissent remplacés par la membrane intestinale. Mais là ce déplacement de la fonction sécrétoire n’existe réellement pas, car les reins ne forment pas l’acide urique ni l’urée. Ce n’est qu’un déplacement du phénomène d’exerétion qu’il ne faut pas confondre avee la sécrétion.
Si ce que nous venons de dire n’était pas vrai, la physiologie comparée deviendrait impossible. Car il faudrait admettre qu’une fonction est accomplie dans une classe d’animaux par des organes qui ne sont plus les mêmes dans une autre classe. Dès lors, il deviendrait inutile de reehercher les analogies qui existent entre les appareils organiques, puisqu’on reconnaîtrait d’avance qu’il n’y a pas de rapports nécessaires entre la nature physiologique de ces appareils et les fonctions qu’ils remplissent.
Nous espérons vous prouver que le pancréas se