‹ Leçons de physiologie expérimentale appliquée à la médecine :Chapitre 89 sur 111 · PANCRÉAS DES OISEAUX · texte numérisé non relu

PANCRÉAS DES OISEAUX

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retrouve, avec les propriétés que nous avons assignées à son tissu et à son suc, chez les mammifères, dans tous les animaux où il doit s’opérer une dissolution digestive proprement dite.

Le pancréas est généralement très volumineux chez les oiseaux. Il constitue en quelque sorte chez ces animaux un organe multiple, en ce qu’il existe plusieurs conduits pancréatiques partant de pancréas distincts et venant se rendre dans l’intestin sans communiquer les uns avec les autres. Ces différents conduits pancréatiques ne s’anastomosent pas entre eux, ce qui constitue une différence entre les conduits pancréatiques des oiseaux et ceux des mammifères.

L’insertion des conduits pancréatiques chez les oiseaux a lieu d’après la même loi que chez les mammifères; ils affectent les mêmes rapports avec le conduit biliaire, c’est-à-dire que le conduit biliaire s’ouvre toujours avant les conduits pancréatiques. Chez quelques oiseaux, tels que le pigeon, par exemple, il existe trois conduits biliaires et trois conduits pancréatiques qui alternent suecessivement les uns avec les autres (fig. 74). Dans ces cas, les deux fluides biliaire et paneréatique peuvent être considérés comme se déversant simultanément. Mais toutes les foisque, chez ces animaux, les conduits biliaires et pancréatiques se trouvent séparés par une grande distance les uns des autres, on observe constamment que, comme chez les mammifères, le déplacement a lieu dans le conduit pancréatique. C’est ainsi que chez

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