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de l’expé* rieuce.
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Il ne faudrait pas croire , messieurs , que cette soif
exagérée après la section des conduits parotidiens vient de ce qu’il y a une sécheresse plus grande du pharynx qui donne lieu au sentiment de la soil. Ce sentiment est bien l’expression du besoin général
SALIVE PAROTIDIENNE.
causé par la diminution de quantité des liquides du corps. Si l’on vient à diviser l’œsophage vers la partie inférieure du cou, chez un cheval dont les tleux conduits parotidiens ont été coupés , et qu’on lui donne à boire, l’eau, à chaque déglutition , est lancée avec force entre les deux jambes de devant du cheval jusqu’au-dessous du ventre, et ne peut plus être absorbée dans l’intestin. Aussi, dans ces circonstances, la soif de l’animal ne se calme pas, bien qu’il s’humecte le gosier, et il boit toujours jusqu’à ce qu’il soit fatigué, pour recommencer jusqu’à ce que la fatigue le force à s’arrêter de nouveau; ainsi de suite. J’ai souvent répété cette expérience d’une manière un peu différente sur un chien muni d’une fistule gastrique. Je donnais pendant quelques jours des aliments au chien en le privant de boisson, puis on lui donnait de l’eau à boire après avoir préalablement débouché la canule de l’estomac, fj’animal se mettait à lapper, et l’eau traversait la gueule , le pharynx, l’œsophage , arrivait dans l’estomac, d’où elle sortait immédiatement par la canule ouverte. Malgré cette humectation de toute la partie supérieure du canal intestinal, la soif n’était pas apaisée: l’animal, réduit à une sorte de tonneau des Danaïdes, buvait jusqu’à ce que la fatigue l’arrêtât; un instant après, quand il s’était reposé, il recommençait, et ainsi de suite. Mais si l’on bouchait la canule, dès que l’eau était retenue et pouvait être absorbée dans l’estomac et dans l’intestin, la soif se montrait bien vite satisfaite par l’absorption de la boisson, comme cela a lieu aussiquaud on injecledirectement l’eau dans les veines.
52 GLANDES SALIVAIKES.
Je VOUS ai fait, messieurs, cette petite digression parce que l’occasion se présentait de vous montrer que la soif n’est pas une sensation locale, comme l’avaient pensé certains physiologistes, mais qu’elle est au contraire l’expression d’un besoin général de réparation des liquides de l’économie qui ont subi une déperdition. C’est pour cette même raison encore que souvent la saignée produit le sentiment de la soif.
Je dois signaler encore un autre phénomène qui a lieu chez les chevaux munis de fistules parotidiennes. Quand ils boivent , l’écoulement de la salive parotidienne s’arrête d’une manière complète ; il en est de même chez le chien. .Mais nous verrons ultérieurement qu’il n’en est pas ainsi pour les autres glandes salivaires.
Enfin, messieurs, je dois vous signaler une dernière conséquence de la suppression de la salive parotidienne. Chez les chevaux, la mastication étant entravée, la nutrition se fait moins bien, et les animaux privés de leurs conduits, se nourrissant plus mal, restent plus maigres. Gela a lieu d’une manière bien moins évidente quand il n’y a qu’un conduit parotidien divisé, parce que l’autre glande supplée en partie à celle qui manque à raison de leur analogie de fonction. Chez le chien, la résection des conduits parotidiens n’entraîne pas cet effet funeste sur la nutrition, parce que la mastication a très peu d’importance chez les carnassiers comparés aux herbivores.
Maintenant que nous avons étudié les usages principaux de la sécrétion parotidienne, il nous reste à étudier le produit de la sécrétion en lui-même, c’est-
SALIVE rAROilDIENNE, , 53
à-clire la salive. Mais avant tout nous devons donner les moyens employés pour se procurer ce liquide animal.
Chez le cheval le conduit parotidien vient passer eu dehors de la mâchoire, et remonte ensuite vers la face avec l’artère et la veine faciales pour aller s’enfoncer dans le muscle huccinateur, au niveau de la seconde molaire supérieure. Ce conduit se reconnaît aisément à sa densité et à sa couleur blanche II est plus superficiel que les vaisseaux, et placé un peu plus en arrière.
La veine est au milieu, elle se distingue aisément par la couleur bleuâtre, qu’elle doit au sang qui la remplit; l’artère est plus profonde et plus en avant, on la reconnaît à ses pulsations.
Pour découvrir le canal parotidien, il faut le prendre au moment où il passe sur l'os maxillaire au-devant du muscle masséter. Dans ce point, on sent parfaitement sous la peau, â l’aide du doigt, le paquet formé par le canal parotidien, l’artère faciale et la veine qui l’accompagne. On fait à la peau, qu’on soulève par un pli, une incision perpendiculaire à la direction des vaisseaux offrant entre eux les rapports indiqués plus haut. Le conduit étant reconnu et isolé, on le divise et l’on introduit dans le bout qui est du côté de la glande un tuhe de verre ou de métal, approprié à la grosseur du conduit salivaire du cheval offrant de 4 à 5 millimètres de diamètre. Cette précaution est nécessaire pour avoir de la salive parotidienne pure de tout mélange, et surtout parfaitement exempte de sang.
GLANDES SALIVAIRES
Pour extraire la salive parotidienne du chien, ainsi que nous l’avons pratiqué sur l’animal que vous avez sous les yeux, on remarquera d’abord que le conduit parotidien passe transversalement sur le muscle masséter, à la réunion du tiers inférieur avec les deux tiers supérieurs de ce muscle.
Le procédé de Tiedemann et Gmelin pour obtenir cette salive consiste à isoler le conduit de Sténon à sôn entrée dans la cavité de la bouche. D’autres expérimentateurs l’ont isolé sur le muscle masséter. Mais le procédé est plus commode en recherchant le canal à l’endroit où il se rend dans la cavité buccale. Voici celui dont je me sers depuis 1847 : On suit avec le doi{>t le bord inférieur del’arcade zygomatique, jusqu’à sa raeine inférieure et antérieure, qui s’insère sur l’os maxillaire en formant un arc à convexité postérieure. Dès qu’on est arrivé à l’extrémité de cette arcade, on sent une petite dépression qui se trouve au niveau delà deuxième molaire supérieure , entre la saillie que forme l’alvéole de cette dent et l insertion de l’arcade zygomatique.
Dans ce point, et exactement au niveau de cette dépression, on fait une incision oblique et dirigée de l’angle interne de l’œil vers la commissure buccale. On divise le tissu cellulaire sous-cutané, et l’on trouve dans un seul paquet la veine, l’artère faciale, un nerf et le conduit salivaire. Ce dernier est d’un blane nacré, et il se reconnaît en ce qu’il est le plus profondément situé et croise la direction du paquet vasculo-nerveux. Dès qu’on a isolé le canal, on fait une incision à ses
SALIVE PAROTIDIENNE.
parois, qui sont très épaisses comparativement à celles des conduits des autres glandes salivaires, et l’on introduit dans son intérieur un petit tube d’argent B muni d’un petit mandrin A (fig. 8) dont l’extrémité mousse et conique dépasse légèrement le tube , de manière à favoriser son introduction. Après avoir posé une ligature sur le tube , on retire le mandrin, et l’on obtient de cette façon de la salive parotidienne parfaitement pure.
On ne l’obtiendrait pas pure si l’on ne prenait pas la précaution d’introduire assez profondément le tube métallique; car, près de l’embouchure du canal de Sténon , dans la cavité buccale , il existe quelquefois de petites glandules qui s’abouchent dans ce conduit et mêlent le liquide visqueux qu’elles sécrètent au liquide parotidien. C’est là une cause d’erreur que n’ont pas connu Tiedemann et Gmelin. Aussi la salive parotidienne qu’ils ont obtenue chez le chien n’avait-elle pas la fluidité de la salive parotidienne pure. Quelquefois cette glandule parotidienne accessoire, à sécrétion visqueuse, que j’ai trouvée le plus souvent chez les gros chiens dogues, est située plus en arrière vers le masséter. Dans ce cas, il devient impossible d’enfoncer le tube assez profondément. Pour éviter son mélange avec la salive parotidienne pure, il est nécessaire alors de prendre le conduit de Sténon
GLANDES SALIVAIRES
sur le niasséter, et non loin du lieu où il émerge de la glande parotide (fig. 9).
A, glande parotide du chien donnant une salive dépourvue de viscosité. — B, petite glandule génienne venant par exception s’ouvrir sur le trajet du canal de Sténon, et fournissant une salive très visqueuse. — a, b, c,d, branches du conduit de Sténon sortant de la parotide. — e,f, petits conduits de la glandule s’ouvrant dans le conduit de Sténon. — G', orifice du canal de Sténon dans la bouche. Dans le cas de l’exception anatomique ci-dessus, on a de la salive différente, suivant le point du canal de Sténon qu’on incise. Si l’on ouvre le canal eu C, après la glandule, on a de la salive visqueuse, qui arrive non par le fait de la sécrétion parotidienne, mais par le mélange de cette salive avec celle provenant de la petite glandule B : ce qui le prouve, c’est qu’en prenant le conduit en arrière de la petite glandule entre elle et la glande parotide, on a de la salive dépourvue de viscosité. C’est pour être tombé sur une exception de ce genre et avoir pris le conduit de Sténon à son embouchure dans la bouche, que Tiedemann et Gmelin ont cru que la salive du chien était visqueuse ; il n’en est rien, et l’exception de la disposition anatomique, mise en rapport avec l’expérience sur le vivant, explique le phénomène physiologique lui-même exceptionnel.
Pour découvrir le canal parotidien chez le mouton, le procédé est très simple. Le conduit parotidien est pour ainsi dire sous-cutané et vient traverser le muscle buccinateur, au niveau de la seconde molaire supé-
SALIVJÎ PAROTIDIENNE.
rieure. On le découvre facilement par iine incision faite sur le masséter, et l’on introduit, comme à l’ordinaire, un tube qu’on fixe de manière à recueillir la salive pure.
Chez le lapin, le conduit salivaire est excessivement petit, et il est à peu près impossible d’introduire un tube dans son intérieur. Aussi, pour obtenir la salive parotidienne du lapin, le procédé que j’emploie consiste à faire sur la jour, préalablement débarrassée de ses poils, une incision verticale qui divise la peau, le tissu cellulaire sous-cutané, les vaisseaux et nerfs juscju’au muscle masséter; puis on laisse le sang' s’étancher dans la plaie. Au moment où l’animal fait des mouvements de mastication, on voit ensuite sortir goutte à goutte la salive parotidienne qui s’échappe du conduit de Sténon ouvert. Il est bien entendu qu’on ne peut jamais, chez cet animal, obtenir cjuc des petites quantités de salive.
Chez l’homme on a eu fréquemment occasion d’observer des fistules parotidiennes causées par des plaies du conduit de Sténon ou par des obstructions de ce canal, résultant d’inflammation (oreillons, etc.). Dans quelques-uns de ces cas, on observe sur la joue, au moment delà mastication, une rosée salivaire qui suinte en arrière de l’endroit obstrué, et quelquefois en assez grande abondance pour mouiller un linge en très peu de temps. M. Ph. Bérard a observé ces phénomènes chez son père, dont le canal de Sténon avait été obstrué à la suite d’un abcès de la parotide survenu dans le cours d’une fièvre grave, .l’ai eu l’occasion de voir
GLANDES SALIVAIRES
deux exemples dans le service de IVl. Baillarger, à l’hospice de la Salpétrière.
L’observation anatomique de ces cas montre que le conduit parotidien est plus ou moins complètement oblitéré au-devant de l’obstacle , et que la parotide a subi en même temps une sorte d’atropbie.
Les fistules salivaires exigent chez l’homme des procédés opératoires particuliers pour leur guérison, sans cela les fistules persistent indéfiniment. Chez les animaux, au contraire, quand on fait la section du canal de Sténon, la fistule ne persiste que très peu de temps, et tend à se détruire par un mécanisme tout à fait particulier qui est toujours à peu près le même. Lorsque le canal est divisé sur un chien, le bout qui tient à la cavité buccale se rétrécit à cause de la cessation de ses fonctions, et se cicatrise par son extrémité coupée ; au contraire, le bout parotidien se maintient encore perméable et verse la salive au dehors; mais bientôt la plaie tendant à se fermer de plus en plus, l’orifice fistulaire du conduit parotidien se resserre également et finit par se cicatriser dans le tissu inodulaire de la plaie. Il en résulte alors une véritable obstruction des voies salivaires parotidiennes, et quand l’animal fait des efforts de mastication, la salive qui est sécrétée s’accumule dans le conduit et ses ramifications, quelle distend d’une manière considérable. Mais on ne voit pas, sous l’influence de cette pression du liquide retenu dans ces conduits, de suintement salivaire se produire par la peau, comme cela a lieu chez l’homme. Peu à peu par la pression du liquide salivaire retenu dans
SALIVE PAROTIDIENNE.
les conduits dilatés, la glande, dont le tissu est également comprimé, s’atrophie progressivement, et le liquide salivaire emprisonné s’altère et devient visqueux. Tous ces phénomènes s’accomplissent dans l’espace de six semaines à deux mois; je n’ai pas examiné les phénomènes ultérieurs.
Par suite de cette tendance des fistules des animaux à la cicatrisation, on est forcé, pour obtenir des fistules salivaires permanentes, chez le chien, par exemple, d’avoir recours à des moyens artificiels propres à empêcher l’occlusion des plaies naturelles ou artificielles. On se sert de différents moyens, suivant le but que l’on se propose. Si l’on veut obtenir seulement une fistule salivaire coulant continuellement au dehors, il suffit de faire une incision sur la joue, de chercher le conduit de Sténon, de le metti-e à nu, de le diviser. Alors on introduit son bout parotidien dans un petit tube d’argent à double rebord, dont une extrémité communique au dehors. La cicatrisation s’opère autour du tube, le maintient dans ses parties molles, et la salive s’écoule d’une manière continue dans le tube par le bout parotidien divisé. Le procédé changerait si l’on voulait obtenir une fistule salivaire intermittente, versant le liquide sécrélé tantôt dans la bouche, tantôt au dehors. Dans ce cas, on perce toute la joue et l’on introduit dans la plaie un tube d’argent, à double rebord et ouvert à ses deux bouts, dont l’un communique au dehors, et l’autre dans l intérieur de la bouche. Au milieu de ce tube est une ouverture latérale qu’on place vis-à-vis le bout parotidien du conduit divisé.
GLANDES SALIVAIRES
La salive coule dans le tube et va moitié au dehors, moitié dans la bouche. Si l’on veut qu’elle coule exclusivement dans la bouche, on n’a qu’à fermer l’extrémité externe du tube ; si, au contraire, on veut l’obtenir en totalité au dehors, il suffit de boucher l’ouverture buccale du tube. On se sert à cet effet du petit bouchon de liège muni d’une tige. On commence par enfoncer la tige, et on laisse le liège à l’extrémité externe, si l’on veut que la salive coule dans la bouche; dans le cas contraire, on enfonce d’abord la tige qu’on fait parvenir jusqu’à l’ouverture buccale du tube.
Examinons maintenant les propriétés physiques et chimiques de la salive parotidienne.
La salive parotidienne, lorsqu’elle est pure, est dépourvue de viscosité alcaline, fluide et limpide comme de l’eau au moment où elle est sécrétée; mais bientôt, par le refroidissement, cette salive devient ordinairement un peu opaline par la précipitation d’un sous-sel. .l’ai constaté ce caractère de fluidité de la salive parotidienne chez l’homme, le cheval, le lapin et le chien. Toutefois, chez ce dernier animal, Tie demann et Gmelin ont obtenu de la salive parotidienne qui était douée d’une viscosité très évidente, ce qui tient, comme nous l’avons dit, à ce que ces expérimentateurs n’avaient pas eu la salive parotidienne pure, mais mélangée avec le produit visqueux de glandules de la joue qui se déversent quelquefois dans le canal de Stéuon.
Les premières gouttes de salive qui coulent du conduit ])arotidien après une longue suspension de la
SALIVE PAROTIDIENNE.
sécrétion entraînent toujours avec elles quelques parcelles de mucosités grisâtres et un peu troubles. Dans les conduits d’autres glandes et sur les^parois de l’estomac, il se produit également, pendant le repos de l’organe sécréteur, une couche de mucosités grisâtres qui sont enlevées par la sécrétion fonctionnelle lorsqu’elle vient à entrer en activité.
Le dépôt de la salive parotidienne se forme le plus souvent immédiatement après son écoulement, et il se produit en même temps une pellicule blanchâtre â sa surface, comme sur l’eau de chaux. Quelquefois cependant ce n’est que le lendemain que ce dépôt a lieu, et il me semble avoir observé plus fréquemment ce fait chez des animaux à jeun. Chez le chien, ce précipité dans la salive parotidienne ne se voit pas quand elle est mêlée d’un peu de salive visqueuse. Ce dépôt est dû sans doute à ce que les bicarbonates de la salive perdent une partie de leur acide carbonique au contact de l’air, ce qui donne naissance â un carbonate insoluble qui se précipite au moins en partie.
Ce préeipité de la salive parotidienne, qui est formé par du carbonate de chaux, entraîne toujours avec lui une matière organique insoluble. Cette dernière particularité a déterminé Lehmann à donner du phénomène une explication différente de celle que nous avons signalée plus haut. Pour ce chimiste, la chaux serait normalement combinée avec la matière organique de la salive, au moyen de laquelle elle serait rendue soluble. Au contact de l’air, l’acide carbonique de l’air s’emparerait de la chaux et précipiterait alors la
GLANDES SALIVAIRES
matière organique déplacée avec le carbonate de chaux formé. Pour juger expérimentalement l’une ou l’autre des opinions précitées, il faudrait savoir si la salive au contact de l’air gagne de l’acide carbonique au lieu d’en perdre. Tout ce que je puis dire, c’est qu’au moment où la salive parotidienne sort de son conduit sécréteur, et avant d’avoir été exposée à l’air, elle renferme des quantités énormes d’acide carbonique, ce qu’on reconnaît à l’effervescence excessivement vive qui a lieu par l’addition d’un acide énergique quelconque.
La formation de ce dépôt de carbonate de chaux, qui se constate avec la plus grande facilité par les caractères chimiques et par l’examen microscopique, distingue la salive parotidienne des salives sous-maxillaire et sublinguale, qui en diffèrent en outre parleur degré de viscosité plus ou moins considérable.
densité de la salive parotidienne a été trouvée:
Chez l'homme , de. . . 1,0061 à 1,0088 (Milscherlich.)
— le chien l,00Zt0 à 1,0047 (Jacubowitsch.)
— — 1,0036 à 1,0041 (Bernard.)
— le cheval 1,0051 à 1,0074 (Lehmann.)
Les variations de densité, dans les limites que nous venons d’indiquer, peuvent être observées sur le même individu à des instants très rapprochés les uns des autres, ainsi que le prouve l’expérience suivante de I.ehmann. Sur un cheval auquel on avait pratiqué la section du canal de Sténon, la densité de la salive parotidienne, recueillie la première, fut égale à i,oo6i. Dix minutes aprèsj le cheval ayant un peu mangé et
SALIVE PAROTIDIENNE.
bu 3 kilogrammes d’eau, la salive examinée n’avait plus une densité que de i,oo5i. L’animal fut ensuite laissé à l’abstinence pendant douze heures, et sa salive parotidienne, de nouveau examinée, avait une densité de 1,0074-
1j' alcalinité de la salive parotidienne est un fait constant, d’après tous les observateurs. Sur un très grand nombre d’expériences, j’ai également toujours rencontré cliez l’homme et les animaux la salive parotidienne avec une réaction alcaline très marquée. On cite quelquefois, en opposition avec cette règle, une observation de Mitscherlich , qui a constaté chez l’homme que les bords d’une fistule salivaire parotidienne étaient acides pendant l’abstinence. Mais aussitôt que la salive venait à couler, elle se montrait avec sa réaction alcaline : de sorte que cette acidité , qui coïncidait avec l’absence de la salive, n’était due qu’à l’altéi’alion d’un peu de mucus. Il est, du reste, très fréquentde voir des ouvertures fistuleuses quelconques qui ont suppuré offrir une réaction acide au papier de tournesol.
La salive parotidienne est généralement plus alcaline que la salive mixte. Ce fait a été constaté sur le cheval par la commission d’hygiène.
D’après Wright, la quantité de soude trouvée dans la salive est de :
Chez l’homme en état de santé.
— le chien
— la brebis
— le cheval. ........