PHYSIOLOGIE COMPARÉE
uns purement mécaniques, qui n’entraînent qu’une trituration ou une division des substances alimentaires sans chanfjernent de nature; les autres essentiellement chimiques et amenant une modification intime dans la substance alimentaire.
On peut concevoir qu’il n’existe aucun appareil digestif chimique ni mécanique, parce que l’animal vit dans un milieu où il absorbe directement les matières qui servent à sa nutrition.
On peut concevoir encore que l’acte digestif se réduise à un seul appareil mécanique qui ait pour but d’exprimer certains sucs alimentaires f|ui peuvent servir à la nutrition sans modifications chimiques préalables.
Mais le plusordinairement l’acte digestif se compose de deux ordres de phénomènes physiques et chimiques accomplis par deux appareils distincts. TiCS ap[)areils mécaniques sont très variés et parfaitement connus ; nous n’avons pas à nous en occuper ici. Les phénomènes chimiques sont effectués par les liquides intestinaux, mais plus spécialement par le suc pancréatique, qui possède au plus haut degré la propriété décomposante qu’il transmet aux substances en contact avec lui; de sorte qu’on peut établir d’une manière générale que le pancréas est directement en rapport avec le développement de la partie chimique de la digestion ; et si l’on veut avoir une idée juste des modifications que les variétés de volume du pancréas peuvent apporter dans la digestion, il faudra toujours considérer les phénomènes d’une manière générale, et non