‹ Leçons de physiologie, expérimentaleChapitre 37 sur 117 · CERVEAU · texte numérisé non relu

CERVEAU

noyaux moteurs d'origine du nerf crânien étant du côté de la section.

Leur lésion provoque aussi, comme celle des pédoncules cérébelleux supérieurs, avec lesquels d'ailleurs ils ont des relations anatomiques très étroites, des mouvements de manège irrésistibles.

b) Hémisphères cérébraux. — Ceux-ci sont constitués par l'épanouissement des fibres blanches des pédoncules cérébraux, par des fibres commissurales et par des centres gris qui sont : i° Vécorce cérébrale périphérique; 2° les conciles optiques et les corps striés centraux. Il y a deux hémisphères séparés entre eux par une fente profonde, grande scissure, scissure interhémisphérique .

a) Pour expérimenter sur les hémisphères, il faut ouvrir la boite crânienne.

On peut, soit enlever toute la calotte, sçit pratiquer seulement, à l'aide d'un trépan, de petites ouvertures circulaires localisées au point où l'on veut faire porter les recherches.

Voyons d'abord comment se fait l'enlèvement total de la calotte (fîg. 118). L'animal étant anesthésié, fixé sur le ventre et la tête bien immobilisée, on pratique sur la ligne médiane une incision partant de la ligne interoculaire et s'étendant jusqu'en arrière du crâne . Cette incision porte jusqu'à l'os; elle se fait sans hémorrhagie notable. La peau est rabattue des deux côtés et, après section de l'aponévrose temporale, on détache les insertions du muscle temporal dans la por-

FiG. 118. — Cerveau de chien mis à nu : c cerveau, E E érignes.

m CENTRES ENCÉPHALIQUES

tion supérieure; cette partie de l'opération se fait avantageusement au thermocautère. On rugine ensuite le périoste du crâne dénudé, puis, soit à Paide d'une scie, soit plutôt à l'aide d'une lime tranchante analogue à celles que l'on emploie pour fendre les tètes de vis, on trace un sillon circulaire délimitant la calotte à enlever. Tant qu'on attaque seulement la table externe des os il n'y a pas de sang, mais, aussitôt que l'on arrive au diploë, l'hémorragie se déclare; on l'arrête avec de l'amadou imbibé de perchlorure de fer. Quand la calotte est presque détachée, on la fait sauter d'un seul coup, en introduisant dans la rainure une rugine à laquelle on imprime un mouvement de bascule. D'autres fois, l'opération se fait autrement : une ouverture étant ménagée dans le crâne, on fait sauter fragments par fragments la boite osseuse à l'aide d'une forte pince.

On arrive ainsi à découvrir la duremère qui présente un sinus veineux médian très important. A l'aide d'une aiguille introduite avec précaution, pour ne pas léser la substance nerveuse sous-jacente, on passe un fdsous le sinus, à ses parties antérieure et postérieure, et on fait deux ligatures.

La dure-mère peut être incisée entre ces deux ligatures sans hémorrhagie et le cerA'^eau, enA^eloppé seulement par l'arachnoïde et la pie-mère, se présente à l'expérimentateur.

L'enlèvement d'une rondelle osseuse se fait à l'aide d'une couronne de trépan (fia:, hq), petite scie annu-

- FiG. 119. — Trépan. . ' ^ ^ Ji^ l

laire mue par un vilebrequin et dont on peut régler la profondeur d'incision à l'aide d'un butoir concentrique à cette scie. Le centre de l'instrument

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