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CL. ci

FiG. 250. — Coupe de l'hématoscope : Is lame supérieure, // lame inférieure, s sang.

les deux est donc variable (fig. 249, aSo). La position étant donnée par des repères, l'appareil ainsi constitué

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Fig. 251. — Plaque d'émail de l'hématoscope.

est alors placé sur une plaque d'émail (fig. 25 1) portant des chiffres tracés d'avance, que l'on aperçoit à travers la couche sanguine. Plus cette couche est

:i74 UÉMOGLOniNE ET OXYUÉMUGLOUiyE

épaisse, moins la vision est distincte, et un moment arrive môme où le cliiRVe n'est plus lisible (fi g. a5u). Le

FiG. 2o2. — Observation à l'homatoscope : la teneur du saug en hémoglobine est 10 »i.

dernier numéro lisible indique la teneur pour loo en hémoglobine du sang examiné.

FiG. 253. — Hématospectroscope d'Hénocque.

Cet instrument peut être employé autrement en y ajoutant V hématospectroscope du même auteur. Il se

IlKMOCIIROMOMkriŒ DE MA LASSEZ 27 H

compose d'iiii spectroscope monté comme un microscope et mobile latéralement (fig. 253) sur une échelle graduée. On examine le spectre du sang contenu entre les deux lames sous des épaisseurs variables, en faisant mouvoir latéralement le spectroscope. Arrive un moment où les deux bandes de l'hémoglobine ont la môme largeur en longueur d'onde, ce dont on se rend facilement compte en projetant sur le spectre une image de micromètre. A l'œil, elles paraissent inégales, celle de droite plus large que celle de gauche, mais elles correspondent toutes deux à 20 millionimètres ; de plus, elles ont la même intensité. A ce moment, on note la division de l'échelle à laquelle correspond l'index porté par le spectroscope. Une table donne la teneur en hémoglobine.

HÉMOCHROMOMÈTRE DE Malassez. — Cet appareil colorimétrique permet d'examiner le sang à analyser dilué au —, sous des épaisseurs variables, et de comparer sa teinte à une teinte étalon.

On a, d'un côté de l'appareil, un tube fermé par un verre coloré de teinte déterminée, de l'autre côté un autre tube fermé par une glace incolore au-des-

FiG. 234. — Schéma de l'hémochromomètre de Malassez : co verre coloré, eu cuvette où 1 on met le sang dilué, i image.

sous duquel on peut monter ou descendre, à l'aide d'une crémaillère, une petite cuvette à fond de glace contenant le sang dilué. A l'aide d'un appareil optique spécial, les images des deux tubes sont vues sous forme de deux demi-cercles juxtaposés, ce qui facilite la comparaison des teintes. On fait monter ou descendre, à l'aide de la crémaillère, la cuvette mobile, ce qui diminue ou augmente l'épaisseur de sang

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comprise entre la cuvette et le tube, et l'on s'arrête quand les deux demi-cercles ont la même teinte. Dans son mouvement, la crémaillère entraine un index sur une ('chelle graduée d'avance. L'égalité (le teinte obtenue, il n'y a plus qu'à lire le numéro devant lequel est airèté l'index : c'est la teneur pour loo en hémoglobine du sang examiné. Ce deuxième appareil, employant le sang dilué, est souvent plus commode que celui d'Hénocque pour lequel on emploie le sang pur, qui se coagule parfois assez rapidement.

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GINQUIÈME LEÇON

Sang (Suite). — Lymphe.

Gaz du sang. — Le sang renferme des gaz, par suite de son contact, d'une part avec Tair atmosphérique par la circulation pulmonaire, d'autre part avec les tissus par la grande circulation. Dans le poumon, il se charge d'oxygène et d'azote; dans les tissus, d'acide carbonique. Nous trouverons donc toujours ces trois g;az dans le sang, mais en proportion variable suivant que nous le prendrons venant du poumon, ou, au contraire, venant des tissus : sang artériel dans le premier cas, sang veineux dans le second.

Ces gaz sont soit simplement dissous dans le plasma, c'est le cas de l'azote, soit partiellement dissous et partiellement combinés, c'est le cas de l'acide carbonique et de l'oxygène. Le premier de ces gaz forme avec les carbonates et les phosphates du plasma des bicarbonates et des phosphocarbonates, le second donne avec l'hémoglobine des globules de l'oxyliémoglobine.

Extraction et dosage. — Les combinaisons dont nous venons de parler, étant peu stables, peuvent être détruites par la chaleur et le vide : ce sont ces deux agents qui sont employés pour l'extraction des gaz du sang et leur analyse.

Pour faire l'analyse, il faut recueillir le sang à l'abri de l'air et l'empêcher de se coaguler.

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Après avoir mis à mi le vaisseau, arlère ou veine, sur lequel on veut faire la prise, on y introduit la canule (Vune seringue sjx'eiale contenant une certaine cpiantité d'eau bouillie saturée de sulfate de soude. Cette seringue étant graduée (fig. 255), il est facile de se rendre compte de la quantité de sang que Ton va prendre: c'est généralement 3o à 35 centimètres cubes de sang et lo centimètres cubes environ de la solution anticoagula])io débarrassée de ses gaz. S'il s'agit d'une artère, on n'a qu'à laisser arriver le sang; si c'est d'une veine qu'il s'agit, il faul aspirer lentement en tirant le piston de la seringue.

Ceci fait, il faut introduire le sang dans un récipient où l'on a fait préalablement le vide et que l'on peut chauffer.

Deux formes principales peuvent être adoptées : i° un ballon à long col B muni d'une tubulure T et placé dans un bain- ^'ii^'-^^m^r^^ B (fig. 256); 2° un tube plongeant

sang). dans le mercure et présentant un ])remier

renflement entouré d'un récipient /• dans lequel on peut mettre de l'eau chaude, et un deuxième renflement entouré d'un récipient où l'on peut mettre de la glace (fig. aS^).

L'aj)pareil employé pour faire le vide est la pompe à mercure (fig. 258).

Celle-ci se compose : d'un tube de verre / de 16 centimètres environ de longueur et renflé en ampoule a à sa partie supérieure. Un robinet à 3 voies R, dont vous voyez le schéma, permet de mettre en communication l'ampoule, soit avec un tube vertical débouchant au dehors, soit avec un tube horizontal continué par un

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