SANG DANS LA SÉRIE
tourner celui-ci du coté de la plage sombre, mouvement qui entraîne le vernier. Au fur et à mesure que Ton tourne, l'inégalité diminue. Quand l'égalité est obtenue, on lit avec le vernier l'angle a dont on a fait tourner l'analyseur.
Pour un tube de la longueur de 20 centimètres, on a, appelant q la quantité de glucose contenue dans 100 centimètres cubes du liquide, q = 0,70063 a + 0,0000766 a^. Ce procédé n'est pas toujours d'une exactitude absolue, car le liquide peut contenir d'autres substances actives que le glucose.
Sang dans la série. — Nous avans déjà parlé du sang des vertébrés autres que les mammifères; il ne nous reste à ajouter que quelques mots relativement à cette humeur chez les invertébrés.
En général, le sang est peu coloré et de couleur assez variable : jaune, bleu, vert. Il se fonce souvent quand on l'abandonne à l'air, comme c'est le cas de celui du ver à soie qui de jaune devient brun foncé. Il renferme parfois un pigment appelé hémocyaniiie, analogue à l'hémoglobine, si ce n'est qu'il contient du cuivre au lieu de fer : ce pigment bleuit à l'air (escargot, langouste).
On y rencontre aussi, dans un certain nombre de cas^ de l'hémoglobine véritable, comme chez le Lombric et l'Arénicole, mais elle est en dissolution dans le plasma.
Les globules sont presque toujours dépourvus de pigments et semblables aux leucocytes; parfois cependant ils sont colorés, c'est le cas des Siponcles.
La circulation est facile à voir chez beaucoup de larves d'arthropodes, le ver à soie par exemple. Le sang circule dans le vaisseau dorsal d'arrière en avant : chaque ventricule se contracte à la fin de la systole de celui qui le précède.
On peut enregistrer les mouvements du canir chez
i^O;i LyMPiiE
beau(>oiip de mollusques à l'aide d'un petit palpeur en moelle de sureau muni d'un levier long et léger; l'oreillette se contracte d'abord, puis le ventricule.
Lymphe. — La lymphe est le liquide qui circule dans le système lymphatique. Celui-ci se compose de nombreux capillaires formant un lacis extrêmement serré et qui vont se jeter dans des troncs plus importants qui aboutissent tous, après avoir traversé des espèces de nodosités ou ganglions, dans deux gros troncs principaux : 1° le canal thoracique, qui débouche dans la veine sous-clavière gauche ; 2° la grande veine lymphatique droite, qui se jette dans la sous-clavière droite. Les lymphatiques de l'intestin portent le nom particulier de chylifères et la lymphe qui y circule celui de chyle.
Sur le trajet des lymphatiques, il y a des valvules analogues à celles des veines et qui jouent le même rôle. Le cours de la lymphe a pour cause : 1° la vis à tergo\ 2" les mouvements des organes, comme pour le sang des veines.
Pour se procurer de ce liquide, on met à nu le canal thora( i(|ue : pour cela, après avoir ouvert la cavité abdominale, on cherche ce canal à côté de l'aorte où il se trouve adossé à la colonne vertébrale. 11 est parfois assez dillicile à apercevoir, à cause de sa transparence. On l'incise et on y introduit une canule à l'aide de laquelle on recueille la lymphe qui s'en écoule. On peut également pratiquer une fistule dans la région cervicale gauche, surtout chez les gros animaux.
La lymphe a l'aspect d'un liquide clair jaune pâle dans les lympalhiques généraux, trouble etblanchâtre dans les chylifères, principalement après l'absorption d'une forte quantité de graisse. Sa densité est de ioi5 à i o45, sa réaction alcaline.
Comme le sang, elle se compose de plasma et de glo-
billes, niais res derniers sont exclusivement des leiieocytes. La lyni})lie, abandonnée à elle-même, se eoagule dans les mêmes conditions que le sang; le caillot, en se rétractant, devient très petit et nage dans une grande ([uantité de sérum. Ce dernier contient, comme celui du sang, des albuminoïdes coagulables par la chaleur, des sels, de l'urée, du glucose.
La lymphe renferme les mêmes gaz que le sang, sauf Toxygène; on peut les doser de la même manière : la proportion d'acide carbonique y est un peu plus grande (jue dans le sang veineux.