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LEÇON

Salive.

La salive, telle qu'on la rencontre dans la cavité buccale, ou salive mixte, est le produit mélangé de trois paires de glandes salivaires, proprement dites : parotides, sous-maxillaires, sublinguales^ plus un nombre considérable de glandules logées dans l'épaisseur de la muqueuse buccale.

Nous étudierons d'abord ce liquide complexe avant d'en examiner les parties constituantes.

Pour s'en procurer une grande quantité, il faut provoquer la sécrétion. On y arrive par divers moyens : i" mastication d'un corps inerte, caillou, bille de verre; 2° apposition sur la langue d'un corps sapide : goutte de vinaigre, petit cristal d'acide tartrique; 3** excitation électrique, à l'aide d'un courant faible, de la muqueuse linguale.

Étude de Ja sahVe. — La salive mixte est un liquide transparent, légèrement opalin" parfois filant, moussant facilement, laissant généralement déposer, un peu après son émission, un précipité blanc de carbonate de chaux. Ce liquide tient en suspension des plaslides résultant de la desquamation de la muqueuse. La densité de la salive est de i oo3 à i 006, celle de l'eau étant i 000. La teneur en eau est de 99,5 environ pour^ 100. Sa réaction est alcaline, sauf dans le cas de fermentation acide intra-buccale due à des microbes. Les 0,45 pour 100 de matières solides que renfernie

la salive se répartissent en matières minérales et en matières organiques.

Matières moérales. — Parmi les matières minérales, nous remarquons des sels dont les métaux sont le sodium, le potassium, le calcium et les acides : l'acide chlorhydrique, sulfuVique, carbonique, phosphorique ; nous trouvons aussi du sulfocyanure de potassium.

On décèle la présence du calcium dans la salive préalablement filtrée pour l'avoir claire ; — précaution indispensable pour toutes les réactions ci-dessous — par l'oxalate d'ammoniaque, qui détermine la formation d'un précipité d'oxalate de calcium insoluble. Le sodium et le potassium sont décelés par la coloration de la flamme. En plongeant un fil de platine dans la salive et en le plaçant dans la flamme incolore du bec Bunsen, on observe à l'œil nu une coloration jaune, indice du sodium, et, en interposant lui verre bleu, une coloration rouge due au potassium.

hVfcide carbonique est dégagé de ses carbonates sous forme de petites bulles, (juand on traite la salive par l'acide acétique.

Les chlorures sont mis en évidence par l'azotate d'argent. On a un précipité de chlorure d'argent qui noircit à la lumière, est soluble dans l'ammoniaque et dans l'hyposulfite de soude.

Les sulfates sont caractérisés par le chlorure de baryum, qui donne un précipité de sulfate de baryum insoluble dans tous les réactifs.

Les phosphates sont décelés par l'acétate d'urane donnant un précipité de phosphate d'urane.

Quant au sulfocyanure de potassium^ on en prouve la présence en traitant la salive, acidulée ou non par l'acide chlorhydrique, par le perchlorure de fer étendu : on obtient une coloration rouge caractéristique, qui disparait par le bichlorure de mercure.

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