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h) Albiiminoïdes de Iransfonnalion. — Nous distinguerons :
a) Les albumiiioïdes coagulables par l'action de la chaleur ;
3) Les acidalhamiiioïdes et alcalialbumiiioïdes résultant de l'action des acides et des alcalis;
y) Les protéoses produites par l'action des sucs gastrique, pancréatique, ou de la vapeur d'eau surchauffée.
a. Les premières sont insolubles dans l'eau et dans les solutions alcalines étendues, solubles dans les solutions de sels neutres.
p. Les secondes, qui ne sont pas précipitables par la chaleur, le sont par la neutralisation et le sulfate de magnésie à saturation.
y. Les troisièmes nous intéressent ici particulièrement, car elles résultent de la digestion gastrique.
Les protéoses sont solubles dans l'eau, sauf les hétéroprotéoses qui sont seulement solubles dans les solutions saturées de sels neutres, et certaines sont dialysables, alors que les albuminoïdes naturels ne le sont jamais. Elles précipitent par l'alcool, le sublimé, le tanin, les acides phosphoniolyl)dique et tungstique. On les divise en protéoses vraies et peptones. Les premières sont précipitables par l'acide picrique et le sulfate d'ammoniaque à saturation, qui donnent pour les secondes des résultats négatifs.
Les protéoses vraies comprennent elles-mêmes : les hétéroprotéoses, insolubles dans l'eau et précipitées de leur solution par le chlorure de sodium concentré à froid; les protoprotéoses, solubles dans l'eau, partiellement précipitées par le chlorure de sodium, totalement précipitées par le chlorure de sodium acétique; les deutéroprotéoses, solubles dans l'eau, non précipitées par le chlorure de sodium, partiellement précipitées par le chlorure de sodium acétique, totalement précipitées par le sulfate d'ammoniaque à saturation.
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II. Protéides. — Les protéides résultent de l'uiiion d'une matière albuniinoïde avec une autre substance ; telles sont : Thémoglobine composée d'un albuniinoïde et d'un corps organo-métallique, la nuicine formée par l'union d'un albuniinoïde avec un hydrate de carbone, les nucléo-albuminoïdes formées par l'albumine et la nucléine.
III. Albumoïdes. — Les albumoïdes donnent, en se décomposant, de l'eau, du gaz carbonique, de l'ammoniaque, mais pas de leucine ni de tyrosine; on peut donner comme exemple la gélatine.
Étudions maintenant l'action de la pepsine sur ces diverses substances.
1° Action sur les albuniinoïdes. — Pour faire ces recherches, on introduit dans un petit ballon un peu de suc gastrique, avec de petits cubes d'albumine coagulés, et on porte à l'étuve vers 35 ou 4o°- On obtient d'aboi'd de l'hétéroprotéose, puis des protoprotéoses, et enfin des peptones, au fur et à mesure que l'action est plus prolongée : on a aussi des acidalbuminoïdes ou parapeptoiles de ^leissner, (|ui sont précipitées par la neutralisation.
2° Action sur les nucléoalbuniino'ides . — On obtient des peptones, et il reste de la nucléine non attaquée ou dyspeptone de Meissner.
, 3° Action sur les (ilbunioïdes. — La gélatine et l'élastine sont transformées par le suc .gastrique en peptones.
Action du lab. — Pour étudier l'action du lab, nous traiterons du lait })ar du suc gastrique. La caséine de ce lait n'est pas simplement précipitée, elle est dédoublée. Nous avons, en effet, dans le lait caillé : i° un caillot; a" du sérum. Le caillot est fornu^ par Tunion d'une substance caséogène avec des sels soluJ)les chaux; dans le sérum est resté l'autre albuniinoïde de dédoublement qu'on peut coaguler j)ar la chaleui'. C'est
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seulenienl a])rès ce (lédoubleiiieiil que la caséine peut èlre allaquée par le ferment pe])tiqiio, qui donne des peptones : le lab est donc un véritable l'ernient digestif. En traitant le lait par les acides, au contraire, la caséine qui est à l'état de caséinate soluljle dans le lait est simplement précipitée; c'est même le procédé que l'on emploie pour la préparer.
Suc GASTRIQUE ARTIFICIEL. — Pour étudier les actions dont nous venons de parler, on peut faire usage de suc gastrique artificiel. Il suffit, pour préparer ce dernier, de mettre à macérer dans de l'eau ou de la glycérine une muqueuse stomacale pendant vingt-quatre heures environ. Il faut acidifier le liquide avec de l'acide chlorhydrique à i ou '>. ])our looo, car il n'y a pas d'acide dans la muqueuse : il n'y a (|uo de la pepsine, et nous savons (|uc cette dernière ne peut agir qu'en milieu acide. Le liquide ainsi obtenu a un fort pouvoir protéolytique. On peut aussi, après avoir préparé de la pepsine, la faire dissoudre dans l'eau et aciduler léffèremeiil ; on a encoi'e des digestions très nettes.
Fistules gastriques. — !Mais le mieux est certainement d'avoir à sa disj)osition du suc gastrique naturel. Pour en récolter commodément de grandes quantités, on emploie le procédé de la fistule gastrique. Cette opération se fait le plus souvent sur un chien, de préférence gros et de tempérament robuste. Certaines races sont très peu résistantes.
Après l'avoir anesthésié, on l'étend sur le dos, puis on rase la région épigastrique et l'hypochondre gauche. On pratique alors une incision de 3 à 4 centimètres à 3 centimètres au-dessous de l'appendice xiphoïde. Le péritoine est ainsi mis à nu. x'Vvant d'ouvrir celui-ci, toute
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liémorrhagie est soigneuseiiieiil arrêtée. Le péritoine ouvert, on aperçoit l'estomac.
Pour mieux le voir, certains auteurs recommandent de l'aire manger copieusement l'animal avant l'opération, mais cela n'est pas nécessaire. En tous cas, si l'on veut gonfler l'estomac, il vaut mieux employer un autre procédé c(ui ne vous expose pas à faire tomber des aliments dans la cavité péritonéale. On place, au bout d'une sonde
FiG. 273. — Canule gastrique. Fu;. 274. — Autre modole de cauule
gastrique et détails de cette canule.
œsophagienne, un ballon de caoutchouc mince, et on pratique le cathétérisme de l'œsophage. Pour cela, un aide tenant écartées les mâchoires du chien, on enfonce la sonde dans la cavité buccale en se laissant guider par le palais d'abord, le voile du palais et la paroi dorsale de l'œsophage ensuite; dans ces conditions, il n'est pas possible de pénétrer dans la trachée. Quand le bout de la sonde est dans l'estomac, on gonfle le ballon en soufflant dans cette sonde, puis elle est immédiatement bouchée. Quoi qu'il en soit, l'estomac aperçu est saisi avec des pinces, et on cherche, pour faire l'incision^ un point relativement peu A'^ascularisé. Quand ce point est trouvé, on transperce l'estomac par deux aiguilles munies de fils. Les ])if|ùres sont (ailes à une dislauce égale à la
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Joiigueur de l'incision que l'on doit (aire, c'est-à-dire du diamètre de la canule. Les fils servent à maintenir l'estomac hors de la plaie pendant que l'on l'ait l'incision, La canide est alors introduite : c'est un [\\he nuuii d'un pavillon (fig-, •>.'-'i et .-274) qu'on peut boucher à son extrémilc libre, et dont l'extérieur fileté permet de visser un deuxième pavillon momentanément enlevé. La canule placée, on coud les bords de la plaie stomacale aux bords de la plaie abdominale (muscles et peau); puis, après avoir vissé le deuxième ])avillon, on bouche le tube. Pour bien rapprocher les deux pavillons, il faut attendre que la plaie soit guérie et cicatrisée, afin de ne pas produire de la gangrène par compression.
Pendant les premiers jours, le chien opéré est mis au régime lacté, et ce n'est que quand il est bien guéri que l'on peut songer à recueillir du suc gastrique. Pour cela, l'animal étant à jeun depuis la veille, afin que l'estomac soit vide, on lui donne un repas d'os; ceux-ci, attaqués peu rapidement, provoquent la sécrétion. On débouche la canule et le suc est recueilli dans un vcm 10.
Entre deux expériences, la canule étant bouchée, l'animal ne perd pas son suc et digère normalement.