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DOSAGE DU SUCRE

bouchée, la seule portion de paroi qui puisse traduire à l'extérieur les variations de volume du matelas d'eau en les totalisant. Or le gaz qui doit aller au brûleur est amené par un tube (4, lig. 106) qui débouche normalement au centre de cette membrane et à une faible distance de sa surface externe dans l'intérieur d'une boîte métallique, d'où il ressort par un autre orifice (5, fig. 106) qui le conduit au brûleur. Tube et membrane constituent de la sorte un robinet très-sensible dont le degré d'ouverture est sous la dépendance des variations de volume du matelas d'eau, et qui ne laisse aller au brûleur que la quantité de gaz strictement nécessaire pour compenser les causes de refroidissement.

Dans cette combinaison, le combustible chauffe directement le régulateur qui cà son tour réagit directement sur le combustible; ainsi se trouve justifiée l'épithète appliquée à ces régulateurs qui, de la sorte, ne peuvent être paresseux à régler.

L'étude de la température du sang se rapporte aux conditions physiques de ce milieu intérieur ; parmi les conditions chimiques, une des plus importantes et des plus délicates à étudier est celle de sa teneur en sucre (état glycémique). Cette question a été de notre part, depuis nombre d'années, l'objet de recherches spéciales, publiées clans un volume consacré tout entier à ce sujet. C'est pourquoi, renvoyant à ces leçons antérieures, nous vous donnerons seulement ici les derniers perfectionnements que nous avons apportés, avec mon préparateur, aux procédés de dosage du sucre dans le sang :

nous avons à indiquer les détails de l'instrumentation et ceux du manuel opératoire.

Instrumentation. — Cette opération exige les objets suivants :

1° Six capsules de porcelaine de 20 grammes avec leur tare ;

2° Un support avec une lampe à alcool pour la cuisson ;

3° Une petite balance Roberval ;

4° Une petite presse de forme spéciale pour presser le caillot ;

5° Une burette divisée de forme spéciale cpii représente la figure ci-jointe ;

G0 Du sulfate de soude ordinaire en petits cristaux, un flacon de liqueur bleue et un flacon de potasse caustique en pastilles.

Manuel opératoire. — On pèse préalablement 20 gr. de sulfate de soude dans chacune des capsules ; cela fait, on prend le sang dont on veut doser le sucre, soit au moyen d'une seringue, soit directement par une saignée au vaisseau, et on pèse 20 grammes que l'on mélange exactement aux 20 grammes de sulfate de soude.

On porte alors la capsule sur le petit support, et on fait cuire le mélange. On connaît que l'opération est terminée lorsque la mousse qui surmonte le caillot est parfaitement blanche et que ce dernier ne présente plus de points rougeâtres.

On retire alors du feu et on rétablit sur la balance le poids primitif, en ajoutant de l'eau pour compenser la

Fig. 107. — Ballon et burette pour le dosage du sucre. 1 burette; 3, son orifice inférieur fermé par mie pince à pression; 2, ballon chauffe 'par le bec de gaz (6) et dans lequel s'opère la réaction; 4, tube pour le dégagement de la vapeur, et dont l'ajutage en caoutchouc est pincé ensuite par une pince à pression pour empêcher la rentrée de l'air.

perte due à l'évaporation et à la vaporisation. Le tout est jeté dans la petite presse dont on tourne lentement lavis. Le liquide passe au-dessus du plateau compresseur, et on le verse sur un filtre qui surmonte la burette.

Pendant que le liquide filtre, on verse dans le petit ballon (2, fig. 107) qui est au-dessous de la burette (1-3, fig. 107) 1 centimètre cube de la liqueur bleue ; on ajoute 10 à '12 pastilles de potasse et environ 20 gr. d'eau distillée. On purge ensuite la burette, dont on serre la pince inférieure pour empêcher tout écoulement.

On met sur le ballon le bouchon de caoutchouc qui donne passage au tube qui termine la burette et à un second tube coudé ayant un caoutchouc muni d'une pince à pression continue (4, fig. 107).

C'est ce tube qui sert de dégagement pour la vapeur lorsqu'on chauffe le liquide du ballon après avoir retiré la pince. Si on cesse de chauffer, on empêche la rentrée de l'air en pinçant le caoutchouc.

On porte le liquide à l'ébullition à l'aide d'une lampe à alcool ou d'un bec de gaz ; on laisse alors tomber le liquide contenu dans la burette, d'abord rapidement, puis goutte à goutte. On voit alors le liquide bleu du ballon se décolorer de plus en plus et devenir parfaitement limpide, ce que l'on reconnaît surtout en observant les bulles de vapeur qui se dégagent. Le dosage est alors terminé, et on lit sur la burette la quantité du liquide écoulé, soit n centimètres cubes.

La formule

DOSAGE m SUCRE. î-îM

fait connaître en grammes le poids de sucre contenu dans 1 kilogramme du sang qu'on vient d'analyser. Si, par exemple, il a fallu 4 centimètres cubes de liquide pour la décoloration, ce qui est la moyenne, la formule donne 2 grammes de sucre pour 1000 de sang, etc. (1).

(li Pour li' détail cl l'explication de celte formule, voyez les Leçons sur le diabète et la glijcorjénèse. Paris, 1877, p. 203.

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