‹ Leçons de physiologie opératoireChapitre 58 sur 163 · SANG VEINEUX · texte numérisé non relu

SANG VEINEUX

capillaires et arriver sans obstacle jusque dans les veines ; il passe alors, sans doute, par les capillaires qui ont le plus gros calibre. En tout cas, l'air n'est pas un moyen bien sûr d'arrêter la circulation.

Si nous considérons d'une manière plus générale les expériences que nous pouvons entreprendre sur le système vasculaire, nous voyons qu'elles sont propres à l'étude des phénomènes physiques, chimiques et physiologiques, dont le sang est le siège. L'étude c\es,p/iénomènes chimiques est destinée à nous donner une connaissance parfaite du sang. Si l'on se pénètre bien de la difficulté et de l'importance de cette étude, des procédés qu'elle exige, on verra qu'elle est très-complexe : on verra d'abord qu'il ne faudrait pas dire le sang^ comme si ce liquide était toujours le mêuie, mais \qs sangs; car, outre que l'on confondait autrefois le sang artériel et le sang veineux que nous distinguons, on sait de plus aujourd'hui qu'il faut distinguer tous les sangs veineux les uns des autres, car celui qui vient du rein ne ressemble à celui de la rate, pas plus que ce dernier ne ressemble à celui du foie.

C'est donc le sang veineux qui nous présente le plus grand intérêt au point de vue de l'analyse chimique, et sa composition sera le principal point de départ de toute étude sur les phénomènes qui se passent dans les organes qu'il vient de traverser, sur les fonctions du foie, de la rate, etc. A ce point de vue le sang artériel n'est que le sang veineux du poumon, et nous présente le résultat de l'acte d'hématose accompli dans ce viscère. — Il faudra donc étudier le sang qui revient de tous les

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