‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 104 sur 200 · PHÉNOMÈNES GÉNÉRAUX · texte numérisé non relu

PHÉNOMÈNES GÉNÉRAUX

303. Les anciens savaient que, lorsqu’on frotte un morceau •d ambre, il acquiert la propriété d’attirer les corps légers, tels que des brins de paille, des fragments de papier, des barbes de plumes, etc... Mais ce fut pendant longtemps tout ce que l’on sut sur ce genre de phénomènes, dont l’étude devait plus tard faire l’objet de l’une des branches les plus importantes de la physique. Vers loaO, le docteur anglais Gilbert' reconnut que l’ambre ne jouissait pas exclusivement de la propriété dont nous venons de parler; que le >erre, le soufre, la résine et un grand nombre de corps pouvaient aussi l’acquérir, et plus lard les expériences de Gray* en Angleterre, de Dufay^ en France, enrichirent la science d’un grand nombre de faits nouveaux, dont l’explication fut successivement entreprise par Dufay, l’abbé Nollel*, Jallabert®, Franklin® et ÆpinusL

1 Gilbert, médecin de la reine Élisabeth, né eu 1540 à Colchesler, mort eu 1603.

i Gray, physicien anglais, vivait au dix huitième siècle. .

8 Dufay, membre de l’Académie des sciences, né à Paris en 169^, mort en 1739.

4 L'abbé Nollet, membre de l'Académie des sciences, né dans le Noyonnais en 1700, mort en 1770.

8 Jalldberl (Jean), savant genevois, né en 1672, mort en 1768.

6 Kraukiiu, phvsicicn et moraliste, né à Boston ^Massachusetts), en 1706, mort -m 1790.

7 Æpinus, célèbre phy icien, né en 1724, à Hostock, mort eu 1802 à Derpt, eu Livonie.

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