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Fig. 21.
Nous remarquerons que les conditions, dans lesquelles nous nous sommes placés, sont tout à fait idéales. Nous ne les avons admises au début que pour ne pas entrer dans des raisonnements appartenant au domaine de la mécanique. Il nous faul cependant arriver à la réalité.
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t>« LEÇONS DE PHYSIQUE.
33. La barre inflexible sur laquelle nous avons raisonné ne peut être réduite à une ligne mathématique, comme nous l’avons supposé. 11 faut, dans la pratique, qu’elle ait dans tous les sens des dimensions finies capables d’assurer sa solidité. Par suite elle aura un certain poids qui agira à son centre de gravité et dont il importe d’examiner l’effet sur le jeu de l’appareil.
Et d’abord le fléau doit être construit de manière que ses deux bras égaux en longueur soient aussi égaux en poids. Car si l’un, des bras pesait plus que l’autre, il est évident que, Ibrsque l’horizontalité serait établie, les poids suspendus à l’extrémité du bras le plus lourd seraient moindres que ceux qui seraient suspendus à l’extrémité de l’autre. Cette condition étant réalisée, le centre de gravité du fléau est évidemment sur la verticale qui divise le fléau en deux parties égales et qui, par suite, pâsse par le point de suspension. Examinons quelle doit être sa position sur cette verticale. Il peut se trouver au- dessus ou au-dessous du point de suspension, ou coïncider avec ce point.
Discutons ces trois hypothèses:
1® Si le centre de gravité était au point de suspension Irimême, le poids du fléau n’aurait pas d’efl'et sur le jeu de l’appareil, car cet effet serait toujours détruit parla résistance du point de suspension : la balance serait indifférente, c’est-à-dire que des poids égaux la tiendraient en équilibre dans toutes les positions, inclinées ou non, et l’horizontalité du fléau ne serait plus le signe exclusif de l’égalité des poids suspendus aux extrémités. *
2"* Soit G (fig. 22) le centre de gravité du fléau situé au-dessus du point de suspension C. Dès que les poids mis à l’extrémité B surpasseront, mémo d’une quantité très-faible, les poids suspendusenA, le fléau s’inclinera et prendra laposition A'B'; mais alors le centre de gravité viendra de G en G', du côté de B, et le poids du fléau, dont l’etlet était détruit par la résistance du point de suspension, lorsqu’il y avait horizontalité, agissant librement en G', ajoutera son effet à celui des poids suspendus en B et fera basculer complètement l’appareil. Dans ce cas, la balance est dite folle,
3° Enfin supposons le centre de gravité G (fig. 23) au-dessous du point de suspension. Dès qu’on mettra un excès de poids du côté B, le fléau s’inclinera encore, mais alors le centre de gra-