‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 169 sur 200 · OMBRE. — PÉNOMBRE · texte numérisé non relu

OMBRE. — PÉNOMBRE

culiôre à la lumière qui les traverse (verres colorés, dissolutions colorées) ; 4® enOn les corps translucides^ qui, n’ayant qu’une demi-transparence, laissent passer la lumière à travers eux, mais ne permettent pas de distinguer les formes... (papier huilé, verre dépoli).

495. l^a lumière te propagée en lig^ne droite dans un milieu homo|pène. — La lumière se transmet d'un point à un autre, dans un milieu homogène, en suivant la ligne qui joint ces deux points, au moins tant qu’elle ne rencontre pas de corps étrangers qui la fassent dévier de sa route. Supposons l’œil placé à une certaine distance d’un point lumineux, il en résultera une sensation lumineuse, qui cessera dès qu’on interposera un écran en un point quelconque de la ligne droite qui joint le centre de l’œil à la source de lumière; l’écran placé en tout autre point, en dehors de celte ligne droite, n’empèchera pas la lumière d’arriver à l’œil.

L’expérience suivante peut encore démontrer le principe que nous occupe. Laissons entrer la lumière du soleil dans une chambre obscure par un trou étroit pratiqué dans l’un des volets; grâce aux corpuscules qui flottent dans l’air et que la lumière solaire éclaire sur son passage, on distingue très-nettement la route suivie. La ligne tracée est toujours une ligne droite.

On appelle rayon lumineux la ligne droite que suit la lumière en se propageant dans un milieu homogène.

406. Ombre. — Pénombre. — Quand un corps opaque est placé sur le trajet des rayons lumineux, il les arrête dans leur marche, et derrière lui se produit une ombre, c’est-à-dire que les corps qui le suivent, et qui sans lui recevraient les rayons de la source lumineuse, en sont privés et restent dans l’obscurité. Suivant que la source lumineuse se réduit à un point ou possède des dimensions finies, les phénomènes sont difl’érents.

Supposons d’abord le premier cas. Le point lumineux L (fig. 336} envoie des rayons dans tous les sens; si l’on vient à placer un corps opaque F entre lui et l’écran PM, ce dernier, qui auparavant était complètement éclairé, reste obscur dans la partie ON

Fig. 337.

qui est dite l’ombre projetée par le corps F. Ou voit que si oq suppose le corps F enveloppé par les rayons lumineux, on obtiendra un cône dont le sommet sera en L, qui sera lumineux dans toute la partie située à droite de F, obscure dans la partie située à gauche. C’est l’intersection de ce cône avec l’écran PM qui détermine l’ombre. Dans le cas que nous venons d’examiner, les limites de l’ombre sont parfaitement définies; il y a obscurité complète en ON, éclairement partout ailleurs sur Técran.

Mais si la source lumineuse a des dimensions finies, comme on le voit en LB (fig. 337), les phénomènes sont différents. Il faut

alorsappliquerà chacun des points, qui peuvent encore envoyer de la lumière sur PM, les raisonnements faits dans ce qui précède sur le point L. Pour simplifier, ne nous occupons que des points extrêmes L et B. Chacun d’eux envoie un cône de rayons enveloppant le corps FF ; ces deux cônes déterminent sur l’écran, par leur intersection avec lui, une région obscure dans la partie qui leur est commune, c’est Vo7nbre; une région grise sur les limites, c’est la pénombre. Dans la partie centrale, il n’arrive, comme on le voil, aucun rayon lumineux; mais la partie annulaire qui l’entoure, quoique moins éclairée que les parties de l’écran placées en dehors des deux cônes, reçoit des rayons lumineux. Aussi la région G est privée des rayons venant du point B, mais en reçoit du point L ; inversement la région II, qui est dans l’ombre par rapport au point L, est éclairée par le point B. Ainsi l’écran se trouvera divisé en trois régions distinctes : la partie centrale qui ne recevant aucun rayon sera Vombrey une partie située autour de la première et qui recevra quelques rayons lumineux, ce sera la pénombre (ou presque ombre), enfin les bords de l’écran qui seront complètement éclairés.

4U7. Des faits nombreux viennent justifier les inductions qui précèdent. Lorsque la lumière d’une bougie se trouve interceptée par un coips opaque, l’ombre que celui-ci projette sur les murs n’est jamais parfaitement définie dans ses contours et la partie la plus obscure est entourée d’une partie qui l’est moins. Le phénomène est d’autant plus sensible que le corps opaque est plus près

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