Déterminaiiou du Tolume d’un corps. — Lorsqu’on
ne peut déterminer facilement par la géométrie le volume d’uu corps, on peut le faire en s’appuyant sur le principe d’Archimède, pourvu que ce corps ne soit pas soluble dans l’eau. On le suspend au-dessous de l’un des plateaux d’une balance et on lui fait équilibre en mettant des poids ou des corps quelconques dans l’autre plateau. Cela fait, on approche au-dessous de lui un vase contenant de l’eau au milieu de laquelle on le fait plonger. L’équilibre est rompu parla poussée, et pour le rétablir, il faut ajouter dans le plateau situé au-dessus du corps des poids qui représentent le poids du volume d’eau déplacé, et par suite le volume cherché. Si on a dû ajouter le volume du corps est de
1 décimètre cube, 468 centimètres cubes, puisque le kilogramme est le poids de 1 décimètre cube d’eau et le gramme le poids de 1 centimètre du môme liquide.
78. Conditions d’équilibre des fluides superposés. — Lorsqu’on mélange dans un vase des fluides de densités différentes, ces fluides se superposent par ordre de densités, les plus denses allant au fond du vase .
La surface de séparation des fluides est un plan horizontal. Pour démontrer cette proposition par l’expérience, on se sert de la fiole des quatre éléments (fig. 62),
On met dans un flacon du mercure, de l’eau, de l’huile et de l’air : on agite alors le mélange, et, au bout d’un certain temps, on constate que les fluides se sont séparés et se sont superposés dans l’ordre où nous venons de les énumérer, le mercure se trouvant au fond du vase. Les surfaces de séparation des quatre fluides sont horizontales.
79. Applications du principe précédent. — A l’embouchure des fleuves, l’eau de mer, en vertu de sa plus grande densité, s’étend souvent sous l’eau douce à une certaine distance. C’est ce qui a été constaté par Stevenson sur la rivière de Dee dans le port d’Aberdeen et à l’embouchure de la Tamise. Franklin avait déjà signalé ce résultat à propos des rivières de l’Amé^ rique.
80. Certaines personnes mettent une couche d’eau et une couche d’huile dans le godet des veilleuses qui les éclairent
Fig. 62.
pendant la nuit. L’huile reste à la surface en vertu de sa densité plus faible et alimente la mèche.
81. On peut faire brûler de l’alcool à la surface de l’eau. Qu’on
prenne un verre presque entièrement rempli d’eau (fig. 63), qu’on verse à la surface de l’eau une couche d’alcool, elle y restera en vertu de sa densité qui est plus faible, et on pourra faire brûler le liquide inflammable.
Lorsqu’on verse un sirop dans l’eau, il faut, pour avoir un liquide homogène, agiter le mélange, sans quoi le sirop va au fond du vase et y reste. Il en est de môme lorsqu’on sucre un liquide, eau, café, etc. Les morceaux de sucre gagnent la partie inférieure du vase, s’y dissolvent, et le liquide acquérant en ces points une densité plus grande, le mélange ne s’effectue pas ; si l’on ne prend soin d’agiter, la partie supérieure ne présente qu’une saveur sucrée à peine sensible.
82, IVireaii à bulle d'air. — Le niveau à bulle d’air dont on se sert pour vérifier l’horizontalité d’un plan est encore une application du principe précédent. 11 consiste en un tube de verre légèrement bombé, suivant l’arôte Alî (fig. 04). Sa courbure doit être circulaire. Le long de l’arôte AB sont tracées des divisions
Fi'k. 63.
équidistantes. On l’emplit d’eau ou d’alcool en laissant une bulle d’air, et on le ferme à ses deux extrémités. Le tube de verre est contenu dans une gaine de cuivre (fig. 65) fixée sur une planchette plane de môme métal. La bulle d’air, en vertu de sa légèreté, tend toujours à occuper la partie la plus élevée du tube. L’instrument est réglé de manière que lorsqu’il repose sur un plan horizontal, la bulle s’arrête exactement au zéro de la gra-