‹ Leçons de physique a l'usage des demoisellesChapitre 58 sur 200 · THERMOMÈTRE. SA CONSTRUCTION · texte numérisé non relu

THERMOMÈTRE. SA CONSTRUCTION

contient cette enveloppe a pour effet d'empûcher Tair extérieur de refroidir la vapeur qui se trouve en contact avec le thermomètre. Dans -la seconde tubulure se trouve placé un mano-' mètre à air libre F, qui permet de vérifier si la pression est la même dans l’appareil qu’à l’extérieur. Le mercure se dilate et finit par s’arrêter à un niveau fixe que l’on marque par un nouveau trait vis à-vis duquel on inscrit 100. L’intervalle entre les’ points 0 et 100 est divisé en cent parties égales, et chaque division correspond à un degré. La division est prolongée au-dessus du point 100 et au-dessous du point 0.

171. On ne doit toutefois marquer 100 que si la pression de l’atmosphère est de 700™“ ; sans quoi il y a une correction à faire. On a remarqué que la température de la vapeur d’eau s’élève ou s’abaisse d’un degré, quand la pression augmente ou diminue de 27““. Si la pression est de 787““, c’est-à-dire 760 plus 27, on devra marquer 101 au point fixe ; si elle est de 733, c’est-à-dire 760 moins 27, on devra marquer 99 ; si elle est de 778, c’est-à-dire 700 plus 18, on devra marquer 100 plus ^ de 18 ou 100 plus Si la pression est de 751™“, ou 760 moins 9, on devra marquer 100 moins ^ de 9 ou 100 moins i, c’est-àdire 99 plus |.

172. dnité de température. — On voit par le mode de graduation employé que l’unité de température est le degré centigrade. C’est l’accroissement de température capable de faire dilater dans un vase de verre une masse de mercure de la centième partie de la dilatation apparente qu’elle subit, quand on la fait passer de la température de la glace fondante à la température de la vapeur d’eau bouillante sous la pression de 7(>0™™.

173. IMverses éclielleii tliermométriqnes. — L’échelle connue sous le nom d’échelle Réawnur * diffère de l’échelle ordinaire, en ce que l’on marqueSO au point de l’ébullition del’eau.

Il est facile de trouver la règle è appliquer pour transformer les indications Réaumur en indications centigrades et réciproquement.

En effet, puisque 100® centigrades valent 80® Réaumur, un seul degré centigrade vaudra les d’un degré Réaumur, ou les §, et réciproquement un degré Réaumur, vaudra les f d’un

1 Réaumur, physicien et naturaliste, né à In Rochelle en 1683, mort en .1757,

degré centigrade. Par suite, si l’on veut savoir à combien de degrés Réaumur correspondent par exemple 25® centigrades, on prendra les I de 25®, ce qui donne 20®. De même, si on veut savoir à combien de degrés centigrades correspondent 20® Réau~ mur, on prendra les | de 20®, ce qui donne 25®.

En Angleterre, on se sert souvent de l’échelle de Fahrenheit. Le point de l’ébullition correspond à 212® centigrades, et celui de la glace fondante à 32®; il y a donc entre ces deux points 212 moins 32 degrés ou 180°.

Donc 180 divisions Fahrenheit valant 100° centigrades, une seule vaudra ou f de degré centigrade, et inversement un degré centigrade vaudra les ■; d’un degré Fahrenheit.

Donc, quand on voudra transformer des degrés centigrades en degrés Fahrenheit, il faudra prendre les J de la température indiquée, ce qui donne le nombre des divisions à partir de 0 de l’échelle centigrade; mais comme le 0 de Fahrenheit est à 32° au-dessous, il faudra ajouter 32®.

Ainsi, soit à transformer 45 degrés centigrades en degrés Fahrenheit, il faut en prendre les f de 45, ce qui donne 81, et ajouter 32, ce qui donne 1 13.

Inversement, pour transformer des degrés Fahrenheit en degrés centigrades, il faudra retrancher 32 et prendre les f.

Ainsi, soit à transformer C8 degrés Fahrenheit en degrés centigrades, C8 moins 32 donne 36, et en prenant les de 36, on a 20®.

174, Thermomètre à alcool. — Lorsqu’on veut apprécier de très-basses températures, comme le mercure se congèle é 40® au-dessous de zéro, on est obligé de renoncer à l'emploi du thermomètre à mercure. On se sert alors du thermomètre à alcool, l’alcool n’ayant pu être congelé aux températures les plus basses que l’on ait produites. Sa construction est un peu plus simple que celle que nous avons décrite précédemment. Il n’est pas nécessaire • de souder une ampoule à la partie supérieure de la tige : on chauffe seulement le réservoir pour en dilater l’air, et on plonge l’extrémité de la tige dans l’alcool absolu (privé d’eau) et coloré en rouge par de là teinture d’orseille. Par suite du refroidissement, le liquide monte dans le tube ; lorsqu’une certaine quantité y a été introduite, on retourne l’instrument et on le chautle de manière à faire bouillir l’alcool dont les vapeurs chassent le reste de l’air. L’ébullition de ce liquide se faisant environ à 78* de l’é-

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