ÉBULLITION
Quand, en été, la peau est mouillée par la sueur, il faut éviter de rester dans un courant d’air, attendu que l’évaporation de ce liquide se faisant avec plus de rapidité, déterminerait un refroidissement pouvant avoir des suites funestes.
4® Température du liquide et du milieu environnant. Plus la température du liquide est élevée, plus il se vaporise facilement, puisque la tension maximum de la vapeur augmente avec la température. La température du milieu environnant doit aussi accélérer l’évaporation, puisque l’élévation de cette température recule, comme nous l’avons vu, la limite de saturation de l’espace,
219. Ébullition. — Lorsqu’un liquide contenu dans un vase est soumis à l’action d’une source calorifique, il entre en ébullition au bout d’un certain temps. Voyons quelles sont les causes de ce phénomène et en quoi il consiste.
Les parois du vase se sont échauffées les premières et ont transraisla chaleur au liquidequi était en contact avec elles. La couche liquide échauffée devenant moins dense s’est élevée à la surface et a été remplacée par une couche froide et plus dense ; celle-ci, s’échauffant à son tour, a été remplacée par une troisième, et ainsi de suite. Il s’établit ainsi dans le vase un double courant de couches froides qui descendent et de couches chaudes qui montent, de telle sorte que les molécules liquides s’échauffent successivement, et la température de toute la masse s’élève graduellement. Des vapeurs commencent à se dégagerde la surface du liquide. Mais, au bout d’un certain temps, des bulles de vapeur se forment au fond du vase dans les couches les plus rapprochées du foyer : elles s’élèvent, et, arrivées au milieu de parties plus froides, se condensent. Il en résulte une agitation du liquide qui produit un petit frémissement, que l’on désigne sous le nom de chant du liquide. Cette condensation est elle-même accompagnée d’un dégagement de chaleur qui augmente aussi la température, si bien que peu à peu les bulles montent à une hauteur plus considérable et peuvent enfin arriver à la surface du liquide, A partir de ce moment, le liquide est en pleine ébullition^ les bulles de vapeur agitent la masse et la font bouillonner. Cette agitation du liquide est un des caractères particuliers de la vaporisation par ébullition,
220. de l’ébullitton. — Le phénomène de l’ébullition est soumis aux deux lois suivanles :
1° Un m^.me liquide placé dans des conditions extérieures identiques commence toujours à bouillir à la même température ;
2“ Pendant toute la durée de V ébullition la température du liquide reste constante.
Ces deux lois se vérifient facilement par l’expérience. Nous ferons remarquer que dans l’énoncé de la première loi nous avons spécifié que ce liquide devait rester dans des conditions extérieures identiques; c’est qu’en effet la variation de ces conditions entraîne aussi la variation de la température du point d’ébullition, comme nous allons maintenant le faire voir.
221 . luflaence de la pretMion extérieure sur la température d'ébullition. — Les bulles qui se forment au sein du liquide étant saturées, ne peuvent évidemment supporter une pression supérieure à leur tension maximum, sans se condenser, 11 faut donc, pour qu’elles se forment, qu’elles atteignent la température à laquelle elles sont douées d’une force élastique égale à la pression qu’elles supportent. 11 est évident, dès lors, que la tem-
Fig. 176.
pérature d’ébullition doit s’élever ou s’abaisser, suivant que la pression exercée sur le liquide s’élève ou s’abaisse elle-môme.