RÉFLEXION DE LA CHALEUR
2i2, Ri'flexion «le la chaleur rajonnante* — Lorsque la chaleur rayonnante tombe sur un corps dont la surface est polie elle éprouve un changement de direction qui la rejette en avant de ce corps. On dit alors que la chaleur s’est réfléchie.
Soit un rayon calorifique AB .;fig. 184) tombant sur une surface parfaitement polie MN ; il est renvoyé par la surface dans la direction BC. Or, si l’on élève une perpendiculaire BP à la surface au point d’incidence B, on constate par l’e\périence que; t® les deux plans APB et PBG coïncident; 2® l'angle d'imidence ABP est égal à l'angle de réflexion PBC.
Nous n’insisterons pas sur la démonstralion expérimentale de ces lois; nousindiqueronscependant comment on arrive à se convaincre de leur exactitude, en comparant les effets de la chaleur réfléchie à ceux de la lumière réfléchie.
Nous verrons plus tard que si l’on dispose en face l’un de l’autre deux miroirs sphériques concaves AA', BB'(fig. 185), de manière que lescen-
■ très C, C' des sphères, dont ils sont censés faire partie, soient
sur une ligne passant m
parles poinismilieux M, M' de leurs sur-
■ faces; qu’en un point F de cette ligne, milieu du rayon de AA' passant par F, on dispose la flamme d’une bougie, les rayons lumineux qui en sortent se réfléchissent sur AA' parallèlement à la ligne des centres, vont ensuite tomber sur BB', qui les réfléchit à son tour, de manière qu’ils aillent passer par F', milieu de la ligne M'G'.
Or, au point F', on peut recevoir sur un écran l’image trèsnette et très-brillante de la bougie. Ce fait est une conséquence des lois de la réflexion de la lumière qui sont identiques à ce les que nous avons énoncées plus haut pour la chaleur. Mais si l’on remplace l’écran en F' par un thermomètre, on constate une élé-
vation sensible de température, ce qui conduit à admettre pour la chaleur les mômes lois de réflexion que pour la lumière.
Pour rendre la démonstration plus frappante, on dispose souvent en F une grille contenant des charbons incandescents, on
Fig. 186.
peut alors en F' allumer de l’amadou, et comme le morceau d’amadou commence à norcir du côté de DB', on en conclut que c’est bien la chaleur réfléchie qui est cause de son inflammation (tig. 4 86).
243. PoHToir* réflecteurs. — Tous les corps n’ont pas au môme degré le pouvoir de réfléchir la chaleur, et on nomme pouvoir rt fledeur d’une surface polie le rapport de la quantité de chaleur réfléchie à la quantité de chaleur incidente.
MM, Hervé de la Provostaye ‘ et Paul Dessains sont arrivés aux résultats suivants :
Argent
Acier
Or
Platine
Cuivre
Zinc
Laiton
Fer
244. DHTuNion de la chaleur. — Les substances non polies ne réfléchissent pas les rayons calorifiques dans une direction unique et déterminée; elles les rejettent dans toutes les directions ; on dit alors qu’elles di/fasent la chaleur.