‹ Leçons de physique générale (volume 2)Chapitre 170 sur 308 · XI · texte numérisé non relu

XI

gravité à distance d du point o, axe d'oscillation; elle fait avec l'horizontale un angle I< , qui est différent de l'angle Y que fait avec cette même horizontale la force R qui la sollicite. L'équation d'équilibre est

ROrLsin(r — I,) =jo^cosli ;

en développant,

ROn^sinrcosIi — ROR/CosI'sinli =oû?cosIi, d'où

R31t sinT— />fl?

tangl, =

R;)ILcosi'

Si l'aiguille est aimantée en sens inverse, de telle façon que son moment magnétique conserve la même valeur, et il suffit pour cela que dans les deux cas elle soit aimantée au maximum, on aura dans ce second cas une nouvelle condition d'équilibre qui définira l'angle I2 d'équilibre par l'égalité

. R 311/ sin r -*- pd

^""g^'= Rjn.cosr -

ajoutons membre à membre ces deux relations : il vient tangI' = HS5il^I?iîiL..

La valeur vraie de l'inclinaison peut donc se déduire de deux observations faites avec une aiguille dont le centre de gravité ne coïncide pas avec l'axe de suspension.

6"* Méthode d'influence de Lloyd. — Considérons un barreau aimanté mobile dans un plan horizontal et orienté dans le plan du méridien magnétique, et supposons qu'on fasse agir sur lui deux barreaux de fer doux placés dans un plan vertical perpendiculaire au méridien magnétique, de telle façon que l'extrémité inférieure de l'un et l'extrémité supérieure de l'autre se trouvent dans le plan du barreau mobile.

Ces deux extrémités sont transformées sous l'action de la terre en deux pôles de noms contraires dont les réactions sur le barreau mobile ont pour effet de lui donner une déviation 8. L'action de la terre étant dans ces conditions proportionnelle àHsinS, la puissance des pôles créés étant, d'autre part, proportionnelle à la composante verticale Z, on peut écrire, puisqu'il y a équilibre,

Hsin8 = KZ et, en remplaçant Z en fonction de II et de tangl, .

tangl = — sinô.

Ce procédé conduira donc à une méthode de mesure de Finclinaison, à condition qu'une première série d'expériences comparatives, faites avec des boussoles d'inclinaison, ait permis de calculer exactement le coefficient K.

7° Détermination des valeurs relatives de H. — Supposons qu'on fasse agir sur un barreau aimanté, mobile dans un plan horizontal et en équilibre dans le plan du méridien magnétique, un deuxième barreau vertical placé au-dessus de lui symétriquement. Une déviation se produira et la composante terrestre, qui tendra à ramener l'aiguille dans le méridien, sera proportionnelle à Hsinô; d'autre part, l'action du barreau fixe sera proportionnelle à son moment 011/; on peut donc écrire, puisqu'il y a équilibre,

Hsinôrrr B D\l .

Si l'on fait osciller ce second barreau et si Ton mesure le temps t d'une oscillation, on aura, d'autre part.

JILH

et, en substituant la valeur de OR^ tirée de cette équation,

H«««sin8 = B7r«K = const. = A, d*où

On a donc là une méthode simple de détermination de H, à condition que, avec un autre appareil et par une autre méthode, on ait pu, par une expérience de comparaison, déterminer la constante A.

157. - MESURE DE L'INTENSITÉ ABSOLUE DE LA COMPOSANTE HORIZONTALE DU MAGNÉTISME TERRESTRE.

La connaissance de H résulte de deux séries d^expériences faites a\fec un même barreau :

1° Expériences de Coulomb : mesure de DILH = C;

2° Méthode de Gauss : mesure de -rr = G.

La combinaison des résultats numériques de ces deux expé-

riences donnera

3îlî=GG, H2=g.

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