EXPÉRIENCE D (ERSTEDT. - RÈGLE D AMPÈRE
En 1820, Christian Œrstedl, professeur de Physique à TUniversité de Copenhague, signala le fait que, si l'on approche une aiguille aimantée d'un fil métallique parcouru par un courant, l'aiguille est aussitôt déviée de sa position d'équilibre. La loi qualitative de cette déviation a été résumée par Ampère dans la règle suivante : Le pôle nord de ^ aiguille se porte toujours vers la gauche du courant; et, pour définir la droite et la gauche d'un
Fig. 186.
courant, il suffit de supposer, avec l'illustre physicien, un homme couché sur le fil regardant l'aiguille, et placé de telle façon que le courant entre dans son corps par ses pieds et en sorte par sa tête
{.fig. 186).
La conséquence immédiate de cette expérience est que tout courant donne naissance à un champ magnétique, dont on peut étudier la direction par le procédé ordinaire des spectres de limaille : on constate ainsi que, dans un plan normal au courant, les lignes de force sont des circonférences concentriques ayant leur centre sur le fil : les surfaces équipotentielles seront donc des plans passant par le fil.
Définitions. — Comme tout courant fait matériellement partie d'un circuit fermé, nous appellerons face positive d'un courant
ÉLBGTROHÀGNÊTISME.
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celle qui est à la gauche d'un observateur couché sur le courant et regardant l'intérieur du circuit; la /ace négative sera celle qui est à sa droite.
174. - ACTION D'UN GOURANT SUR UN POLE MAGNÉTIQUE. EXPÉRIENCES DE BIOT ET SAVART.
Bîot et Savart ont cherché par l'expérience à déterminer la valeur de celte action électromagnétique.
A cet effet, ils ont pris une petite aiguille aimantée aby placée dans le voisinage d'une portion verticale AB d'un circuit assez grand pour qu'on puisse considérer la partie AB comme un cou-
Fig. 187.
Fi g. 187 bis.
rant vertical indéfini (/7^. 187); la plus courte distance de l'aiguille au courant était perpendiculaire au méridien magnétique.
Le champ magnétique terrestre agit d'abord seul sur l'aiguille : Biot et Savart comptaient le nombre/? de ses oscillations pendant l'unité de temps; on a