‹ Leçons de physique générale (volume 2)Chapitre 251 sur 308 · BOITES DE RÉSISTANCES · texte numérisé non relu

BOITES DE RÉSISTANCES

On emploie aujourd'hui de préférence des séries de bobines de résistances connues, disposées dans des boîtes {/ig» 258), et dont

FiR. Q.S9.

j.ra^'-.i'D^T

les valeurs sont graduées comme celles des poids dans les boîtes de poidsy de façon à permettre la réalisation de résistances qui diflerent entre elles d'une unité. Des dispositifs simples, variant avec

MESURSS. 4o5

les constructeurs {fig* aSg), permettent d'introduire à volonté ces résistances dans le circuit. Les extrémités des fils de chaque

Fig. aSg.

bobine peuvent, par exemple, être reliées à de grosses masses métalliques, la communication directe entre ces deux masses peut être établie à l'aide d'une cheville de cuivre à tête d'ébonite qui supprime la bobine du circuit et fait passer le courant directement d'une masse à l'autre par la cheville, l'ensemble présentant une résistance sensiblement nulle, environ o"**™,oooi.

Plusi<3urs bobines peuvent être disposées ainsi les unes à la suite des autres, et si leurs résistances sont de

1, 2, a, 5, lo, 10, 20, 5o, Too, loo, 200, 5oo, 1000, 1000, 2000, 5ooo,

on pourra réaliser, à une unité près, des résistances comprises entre i et 10 000 ohms.

L'inconvénient de ces bobines, mises ainsi à la suite l'une de l'autre, c'est que le nombre des chevilles varie à chaque mesure, et c'est là une cause d'incertitude dans les mesures de grande précision.

On peut construire des boîtes à décades qui ne présentent pas cet inconvénient {fig- 260); elles se composent, par exemple, de quatre séries de bobines comprenant neuf bobines de chaque espèce, i, 10, 100, 1000 ohms; les fds de la série des dizaines d'ohms, par exemple, sont attachés de telle sorte qu'une seule cheville suffise pour introduire dans le circuit le nombre de bobines correspondant au nombre de dizaines d'ohms de la résistance qu'on veut réaliser; pour cela, les bobines sont placées à la suite l'une de l'autre et reliées par Textrémité de leurs fils à des blocs de cuivre placés parallèlement à une longue bande de cuivre; entre chaque bloc et la bande se trouve un trou à cheville; si la

4o6 ÉLECTRICITÉ DYNAMIQUE.

cheville est placée dans le trou n° 3, la résistance parcourue parle courant est de 3o ohms : la figure montre la réalisation d'une ré-

Fig. a6o.

sistance de 47o3 ohms. Les quatre chevilles font toujours partie du circuit et. l'on n'en emploie jamais plus de quatre.

Ces appareils, d'un emploi très commode, sont souvent désignés sous le nom de botte des télégraphes, parce que c'est en télégraphie qu'on en a tout d'abord fait usage ; ils présentent avec les rhéostats cette différence désavantageuse qu'ils ne permettent pas de produire une variation continue de la résistance.

II. — MESURES DES RÉSISTANCES DES CONDUCTEURS MÉTALLIQUES ET DES PILES.

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