‹ Leçons de physique généraleChapitre 15 sur 383 · C1IAP. II. — LOIS DE COULOMB · texte numérisé non relu

C1IAP. II. — LOIS DE COULOMB

à différentes distances, comme on détermine la force de la gravité par les oscillations du pendule ordinaire.

Voici la description qu'il donne de son appareil :

« On suspend (/ig> G) une aiguille Ig, de gomme laque, à un fil de soie se, de 7 à 8 pouces de longueur, d'un seul brin, tel qu'il sort du cocon; à l'extrémité / on fixe, perpendiculairement à ce fil, un petit cercle de 8 à 10 lignes (icm,8 à 2cm,2) de diamètre, mais très

Fig. G.

léger et tiré d'une feuille de papier doré; le fil de soie est attaché en 5, à l'extrémité inférieure d'une petite baguette st séchée au four et enduite de gomme laque ou de cire d'Espagne; cette baguette est saisie en / par une poupée à pince qui coule le long de la règle oE et s'arrête à volonté au moyen de la vis V.

» G est un globe de cuivre ou de carton couvert d'étain, porte par quatre piliers de verre enduits de cire d'Espagne et surmontés chacun, pour rendre l'isolement plus parfait, de quatre bâtons de cire d'Espagne de 3 à f\ pouces de longueur. Ces quatre piliers sont fixés par leur partie inférieure à un plateau que l'on place sur unr petite tablette à coulisse qui peut, ainsi que l'indique la figure, s'arrêtera la hauteur la plus commode pour l'expérience; la règle Eo

iG

MU m BTATIQl I

peul aussi, au moyen de la vis I i la hauteur convenaM*-.

» Tottl élan! ainsi préparé, on plaça la globe G de manière que son diamétr€ horizontal <ïr réponde au centre de In plaque / qui en t$\ éloignée de quelques pouces< On donne une étincelle électri an globe au moyen de la bouteille de Leyde; on présente un corne conducteur a la plaque /, et faction du globe électrisé sur le fluide électrique de la plaque non < leetrîsée donne à celle plaque une éleetricité de différente nature de celle du globe» en sorte que, en reliranl le corps conducteur, le globe et la plaque agissent l'un sur l'autre par allraciîon. »

Coulomb rappelle d'abord que, lorsque tOUS les points d'une su?- Faee sphériqne agissent par une force iiltractive ou répulsive en raison inverse du Carré des distances sur un [>ofnl placé à une d tança quelconque de Cette surface, on sait que Faction esl la ru que si toute la stirl'.ur spfaérique était concentrée en son centre. Il remarque, d'autre part, que les dimensions de la plaque étant très bibles el sa distance au centre relativement très grande, les lig qui vont du centre de la sphère à un point quelconque du disque -uni sensiblement parallèles et égales; faction totale de la plaque peut, par tuile, être supposée réunie a son centre comme l'ael de la sphère.

La force qui sollicite l'aiguille sera donc pour une même distance constante en grandeur et en direction et dirigée suivant la ligne des in s ; nu se trouve^ par suite, dans les conditions de l'oscillation pendulaire -

Si l'on désigne par/ le moment d'inertie de l'aiguille par rappofl i son d'oscillation, par s l'action attractive de la sphère sut I

disque à distance rf, par / la longueur le, le temps d'une oscillation sera donné par la formule ordinaire du pendule

t esl donc proportionnel à—*

Si l'on désigna par / al f* les quantités analogues correspondant i uitc distance </\ on aura donc

al si les forces allractives sont proportionnelles u l'inverse du carré

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