ACTIONS SECONDAIRES PRODUITES DANS L'ÉLECTROLYSE
La loi générale que nous avons donnée paraît cependant souve*"* en défaut. C'est qu'il peut arriver, en eflel, que les ions mis &1 liberté réagissent, en vertu des lois ordinai***7 de la Chimie, soit entre eux, soit sur l,électr*> Ivte, soit sur les électrodes; ces actions n\**1 plus le passage du courant électrique pot* r cause, ce sont des actions secondaires.
Exemple : décomposons dans un tube en * ( fig. 1 3S 1 une solution de sulfate de potassium : nous n'observerons pas de potassium à IVlec: trode négative, niais bien un dégagement d'hy drogène. En même temps, la liqueur devient alcaline dans cette branche du tube.
Cela tient à ce que le potassium mis en liberté dans l'électrolyse décompose Teau en donnant de l'hydrogène qui se dégage et de la potasse qui se dissout en donnant à la solution une réaction basique.
On peut constater cette présence de la base, soit avec un réactif
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spécial, soit en prenant comme électrolyte un sel dont la base, insoluble, puisse se précipiter; avec un sel d'alumine, par exemple, on voit cette dernière se précipiter au bas du tube qui contient l'électrode négative.
Électrolysons maintenant du sulfate de cuivre à Vaide d'électrodes de cuivre. Nous allons observer des phénomènes différents. L'électrode positive diminue de poids à mesure que l'expérience se prolonge, elle semble se dissoudre dans l'électrolyte; au contraire, l'électrode négative augmente de poids, se recouvre de cuivre métallique et, avec des surfaces d'électrodes suffisantes, la concentration de la liqueur ne change pas.
On expliquera immédiatement ce phénomène si l'on réfléchit à ce fait que l'électrode positive est oxydable. Au passage du courant, l'électrolyte CuSO4 se décomposa en Cu qui se porte sur l'électrode négative et y forme un dépôt métallique, et en SO* qui reste autour de l'électrode positive; mais celle-ci, étant en cuivre, est oxydable. Ce métal se combine avec l'oxygène pour reformer CuSO*. Ce sel, une fois reformé, se dissout et maintient constante la concentration de la liqueur. Tout semblera donc se passer comme si le courant avait simplement pris du cuivre à l'électrode positive, pour le transporter sur l'électrode négative. C'est le principe de la galvanoplastie, de la dorure, etc.
Il y a une grande quantité d'autres actions secondaires : toutes s expliquent aussi aisément que les deux précédentes, quand on lient compte delà nature des ions et des réactions chimiques qu'ils peuvent produire en réagissant ou bien sur l'électrolyte, ou bien sur les électrodes. Nous nous bornerons à en citer quelques-unes.
ï-'oxydation d'une anode de plomb qui se transforme en peroxyde est le principe des appareils connus sous le nom de piles secondaires °u accumulateurs.
Il peut arriver que la cathode absorbe l'hydrogène : c'est le cas aune électrode de palladium. Le radical électronégatif peut se décomposer: SO4 donne SO3, qui se dissout, et O qui se dégage. Il peut se faire que les ions réagissent sur l'électrolyte : c'est ce qui se passe dans l'électrolyse d'un sel de potassium ; c'est aussi ce qui arrive dans l'électrolyse d'un sel de protoxyde de fer qui jaunit autour de l'électrode positive, où l'oxygène produit le suroxyde. On expliquera de même la formation d'ammoniaque au pôle négatif dans l'électrolyse de l'acide azotique, et le dégagement d'acide carbonique et même de carbures d'hydrogène dans l'électrolyse des sels d'acides organiques
TRiciTK vnttaawm et haqpo
Enfin, si nous éleclrolvsons un chlorure alcalin, il ftppi l'anode du chlore qui restera dissous, ;'i l;i cathode de Fa j diffusion, ces substances se rencontreront < i il se fon h ypochlorite ou un chlorate, suivrai les circonstances.