TRAVAIL DÉPENSÉ DANS L'ÉLECTROLYSE
D'une façon générale si nous supposons un récepteur électrique (c'est-à-dire un appareil traversé par un courant et utilisant l'énergie électrique) qui soit le siège d'un dégagement d'énergie réversible proportionnel au temps et à l'intensité du courant, ce récepteur devient aussi le siège d'une force électromotrice inverse e qui s'oppose au passage du courant.
Soit e la différence de potentiel aux bornes du récepteur, Il sa
résistance, 1 l'intensité du courant, si la puissance qui apparaît
daus le récepteur; on a, d'après le principe de la conservation de
l'énergie,
el = I*R-t-eI, d'où •
L'appareil se comporte comme s'il présentait une force électromotrice inverse. D'après cela e représente l'énergie, étrangère à l'effet Joule, dégagée par le passage de i coulomb à travers le récepteur.
Supposons que ce récepteur soit une cuve électrolytique; le pat 3sage d'un coulomb y décompose la même fraction a — i , o35. m""5 <Jl
V équivalent chimique (quotient du poids moléculaire par **
nombre de valences échangées entre les deux ions) d'un électrolv *' quelconque; <*t si Ton appelle C la chaleur de formation en calort *-' gramme de l'équivalent chimique de l'éleclrolyle à partir des élemem • que sépare l'élcctrol ysc, le travail correspondant au passage de i co^- J lomb semble devoir donner, par définition, la force électro motrice de polarisation.
Or l'expression de cette énergie est Jr/C, et l'on a
.1 a = 4.18 ;-" r , o3 't :■: 1 o 5 - 4 , > > . 1 o~ s. On a donc
: . J a G -- î . Vi. io-'C.
Dans Félectrolysc de l'eau on a C '*>{ 5oo, et le calcul donne nombre identique à celui trouvé par l'expérience.
CHAP. III. — KLECTROCUIMIE. 2Q()