ÉTUDE DE LA POLARISATION
Noua avons vu, par l'exemple de réleclrolyse du sulfate la naissance, dans L'auge êlccfroljrttque, d'un* de polarisation , en opposition avec ceile du courant princii
Cette force électromotrice, dont te mécanisme se comprend im média tem eut s gr&ce à la simplicité de I < \<*mple que nous aveu* s choisi, existe dans toute auge électronique, en particulier usa le voltamètre à eau acidulée : comme 1<: montre IV. <1 "V*
passe par nu maximum. Elle entraîne, comme conséquence, I Cessilé il'iin minimum Je force électrômotrice pour détermin L'électrorYse d'un composé chimique donné à l'aide ilYI< nature donnée*
II reste i étudier expérimentalement comment 1 «» polarisation produit) el comment elle disparaît.
En 1876, M. Lippmann avait indiqué une méthode électron trique, dont nous parlerons en détail au Chapitre des mesures, qui permettait de mesurer !a conduetiljiliir «I mi liquide. Elle eoa
sis! ait à prendre, électn Inquement, la dméi m*^
potentiels en deux pointa i* d'une colonne du litjnï * considéré. On peut êt< ù\ ■ l celle méthode à la mesi * des forces électromotrices * polarisation.
Soîl A une électrode fiw ' a
les ex I retîntes de deux (ils de platine cuire lesquels ou me su différence de potentiels à l'aide d'un éleclromètre. Le circuit en ces 61s n'étant pas fermé, Ils ne sonl parcourus par ancun courant n'y a donc pas de polarisation en a ci b\ À est de même section 1 le cylindre du liquide AU.
Appelons p la polarisation de l'électrode A, r la résistai]
CBAP, Î1I. — ÉLECTROCllLMIE. !il5
Indre liquide ka : la différence de potentiels jr de l'électrode A i do fil a se compose, d'abord de la polarisation />, ensuite du promît rt\ qui mesurerait la différence de potentiels si la polarisation ** existait pas* < ta a donc
La m» ihuilr de M. Lippmann permettant comme on le verra plus *ard, la mesure de r et de /, /> se trouve connu, puisque y se mesure i>t.
M. Boulv a employé celle méthode en prenant le dispOMiif suivant : Imaginons que la résistance entre des points m et n devienne très le, «I en résultera que l'intensité ■/ du courant sera très faible* re |>:irt, >i les points m el n sont Ruffisammi ut rapprochés des odes \ et B, et si ces dernières ont une large surface, les nces reïrf sont numériquement petites, le terme ride Féquahon ( f ) peut alors être négligé, et il reste simplement
'1 ^ufliia donc, pour connaître ta force électromotrice de polarisa- IOn » de mesurer électrométriquemcnt |a différence de potentiels Fîf . i<&
ctrode et le fil de pla-
C llniiiédiiitrinrid \ Olôïn.
1 '. i45 représente le dispositif > intentai de M. Bout y : les élec- °^^s A et H et les Gis de platine m '* plongeaient dans deui auges \ *$y contenant chacune une élec- °d« , t ,m ni; la résistance entre les f|X ai fit constituée par une
S'je colonne d'eau acidulée conle- «l;iris un siphon capillaire I ' *^ii opérant parcelle méthode 1 ,Ml>lr, M. Bout} a obtenu les résul- ■ suivants :
* ** Dans les premiers instants qui suivent ta fermeture du
*?uit, la polarisation des électrodes est tris faible, et le cou-
a une intensité presque celle que Von peut calculer ^
'/>ns in force électromotrice de la pile et la résistance totale
<2l6 ÉLECTRICITÉ DYNAMIQUE ET MAGNÉTISME.
2° La polarisation augmente avec des vitesses inégales aux deux électrodes; son maximum s9 observe d'abord au pôle négatif; on ne l'observe au pôle positif que beaucoup plus tard, après plusieurs jours seulement dans le cas de courants très peu intenses; par contre, le maximum au pôle positif est plus intenu qu'au pôle négatif. La vitesse avec laquelle la polarisation s'établit varie, d'ailleurs, en sens inverse de la surface des électrodes.
il" Quelque Jaible que soit la force électromotrice du courant principal, elle est toujours supérieure à la somme des polarisations des deux électrodes; le liquide est donc traversé par un courant permanent, de sens normal dans tous les cas.
\n Enfin , résultat important , la résistance du siphon C, rempli d'é/ectro/yte , est constante et bien déterminée : on s'en rend compte en remarquant que la jorce électromotrice entre lei /ils m et n décroît ù mesure que la polarisation croît; sa valeur reste proportionnelle à l'intensité du courant ; une colonne de liquide se comporte donc comme une résistance métallique.
Kn résumé, la polarisation résulte toujours du passage d'un co u" rai il à travers l'elcctroU'Ic, et la polarisation initiale est nulle.
Ouand on fait cesser le courant principal et qu'on réunit métal ** qucmcnl les deux électrodes, il se produit un courant secondai^"* de sens contraire «tu premier; le système des deux électrodes et* liquide interposé constitue une pile secondaire : c'est le princi^^ «les accumulateurs. La polarisation diminue lentement si les éler-~ t rôties sont recouvertes d'une couclie considérable de produits élr lrol\liquc> ; si, au contraire, il n'v a pas de modification apparent des surfaces des électrodes, la polarisation disparaît très vite en ci^^ cuit ferme.
La polarisation disparaît, au contraire, avec une extrême lenteui en circuit ouvert.
< )u peut la faire cesser par des niovens artificiels; par exemple en retirant les électrodes du liquide et en détruisant la couche super— lirielle, soit en les chauffant à une température suffisante, soit en eu^ h ut tant les surfaces.