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ÉNERGIE INTRINSÈQUE DU GOURANT. TRAVAIL D'AIMANTATION

Durant la période variable d'établissement du courant, pendant l'existence de l'cxlra-courant de fermeture, l'énergie fournie par la pile n'est pas entièrement transformée, d'après l'eflet Joule, en chaleur: une partie vient augmenter l'énergie potentielle du courant; on admet qu'elle correspond à la création du cliamp magnétique autour du courant, et on lui donne le nom d'énergie intrinsèque du courant.

L'équation fondamentale

(E — RI)«f/ = ii(\i\)

devient, si l'on multiplie ses deux membres par I,

(El — RI«)rf< = I£rfIf

elle montre que l'excès de l'énergie El de la pile sur l'effet Joule RI2* est, pendant le temps dt, ll^dl. L'énergie intrinsèque du courant, pendant le temps t qu'il met à acquérir son intensité normale I, est donc

D'après les formules précédentes (217) on a, pour une bobine de nt fils au centimètre, de longueur / et de section S,

pour l'électro-aimant formé avec celle bobine

La différence des énergies intrinsèques correspondant à un courant I est donc

et, puisque [/. — i = 4^*»

Celte formule n'est évidemment établie que si l'on suppose le coefficient ^constant comme nous l'avons fait pour intégrer, et par conséquent si l'on suppose iji et A* constants.

L'énergie - ^«I2 est employée à créer le champ de la bobine et le

champ du fer aimanté par celle bobine; on voit facilement, en rem-

plaçant ^a par son expression et I par -^ — > qu'elle est égale à — —

par centimètre cube; d'autre pari, l'énergie - ^I2 ne mesure que le

travail dépensé pour créer le champ de la bobine : la différence doit donc représenter l'énergie employée à l'aimantation du fer de l'éleclroaimant, ou travail d'aimantation (tension suivant les lignes de force du champ).

Au moment de l'cxtra-courant de rupture l'effet inverse se produit, le champ magnétique disparaît et l'énergie est restituée ; admettre que

ces énergies sont égales et de signes contraires serait supposer qu'il iTj a qu'une seule courbe d'aimantation et de désaimantation, c'està-dire supposer l'hystérésis nulle.

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