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EXPÉRIENCES DE M. ELIHU THOMSON

Elles montrent la répulsion d'un courant inducteur périodique sur le courant induit.

Soient deux bobines, M leur coefficient d'induction mutuelle ; la

Fig. 287.

force électromotrice induite dans la seconde par la première, traversée par un courant i~-~-f(t), est

si

i = sin a) t,

on a

= — Mu) cos a) t = M eu sin ( co t ) •

La force électromotrice induite est en retard d'un quart de période sur le courant inducteur; mais le courant induit est, par suite de la self-induction, en retard lui-même sur la force électromotrice d'induction, et ce retard peut atteindre un quart de période. Le retard du courant induit sur le courant inducteur est donc

compris entre - et -rc.

Figurons ces deux courants; on voit que, s'ils sont de même sens en a et 6, ils sont de sens contraires pendant la plus grande partie d'une période et en particulier aux époques où leurs intensités sont maxima en A, B et en A', B'; ils doivent donc

se repousser (fig. 287).

L'appareil de M. Elihu Thomson se compose

d'un électro-aimant E parcouru par des courants

alternatifs; on place en A (Jig- 288) un anneau métallique qui est

vivement repoussé en A'.

ÉTUDE GRAPHIQUE DES COURANTS ALTERNATIFS. 229. - REPRÉSENTATION GRAPHIQUE DES FONCTIONS PÉRIODIQUES.

Cette méthode, dont l'idée première est due à M. Blakesley, n'est que le développement et l'application à l'électricité des méthodes imaginées par Fresnel dans l'étude de la lumière polarisée pour la composition géométrique des mouvements vibratoires parallèles ou rectangulaires de même période. Elle consiste à représenter, par des vecteurs tournants, toutes les quantités telles que force éleclromotrice, intensités, flux de force, charges, forces magnétomotrices, que l'on rencontre dans l'étude des courants alternatifs et qui, prenant une forme périodique, peuvent être représentées par une fonction simple telle que

y = Y sin ( 10 f ±0):

y est la valeur de la fonction au temps t, Y sa valeur maximum ; T est la période, = la fréquence, et Ton admettra que ce dernier nombre est toujours entier.

Nous prendrons comme exemple une force électromotrice périodique telle que

e — Esin2^7p#

Cette fonction peut être figurée géométriquement par une sinusoïde ou bien par la projection d'un vecteur tournant {fig* 289) .

Fi g. 28(>.

Imaginons un rayon OA -— E et supposons qu'il tourne autour du

point O, avec une vitesse w = ~ uniforme, dans le sens inverse des

aiguilles d'une montre; supposons qu'il soit en coïncidence avec

l'axe Ox à l'origine des temps et en OA au temps t, sa projection sur

l'axe O^ sera

PO = OAsinAOC = Ksinco/.

Ainsi celle projection du vecteur tournant OA mesure à chaque instant la force électromolricc e.

Nous conviendrons, suivant les usages les plus ordinaires, de pi<r considérer les directions B'B comme po-

sitive, BB' comme négative, et d'admettre comme sens positif de rotation le sens A inverse des aiguilles d'une montre.

Les fonctions e = Ksin(to/ -4- s ) et

; o[ *.-■; je •'• '* — Esin(w/ — cp) seraient représentées

\ p! A, au temps zéro par les projections des vec-

I leurs OA et OA, faisant des angles s et

""" "B.-r" — s avec l'axe Ox (Jig. 290).

O.t angle ;-sse nomme Y angle d'avance, l'angle — s est Y angle de retard; la phase tù l ± es est représentée par la fraction de circonférence parcourue a une époque t et comptée à partir du point C.

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