ÉCRANS ÉLECTRIQUES
Un conducteur, tel que S, présentant une cavité et limité aux deux surfaces S et S', sépare l'espace en deux régions qui sont, au point de vue électrostatique, absolument indépendantes Tune de l'autre : on lui donne le nom à' écran électrique.
Supposons en effet, à l'extérieur comme à l'intérieur, un système de corps conducteurs électrisés d'une manière quelconque. Si le conducteur S était massif, nous aurions à sa surface seulement une certaine distribution H, telle que le potentiel dû à cette distribution et aux corps extérieurs fût constant à l'intérieur du conducteur.
Ajoutons maintenant à la distribution H les distributions Q et — Q dues au svstème ABC et à la face interne S'. On sait qu'au delà de S' le potentiel sera exactement le môme que si les distributions Q et — Q n'existaient pas, c'est-à-dire que rien ne sera changé aux forces ni aux charges des points extérieurs, et qu'on n'a point à s inquiéter le moins du monde de l'existence de la cavité.
On voit en outre que, les masses extérieures à la surface S produisant à l'intérieur de celle surface un potentiel constant, eu potentiel viendra, dans l'espace limité par S', s'ajouter au potentiel dû aux charges Q et — Q; mais, comme il est constant, il ne produira ni force ni charge nouvelle.
6* KI.RCTRICITÊ STATIQUE.
En résumé, le conducteur, limité aux deux surfaces S pare deux régions de l'espace absolunu nt imlépendanles Tune Fautre au point de vue électrostatique. Vicni-on à changer la pà tion des niasses extérieures on a déplacer le conducteur, la dis! bution sur la surface externe seule change. Si les masses \ réagissent les unes sur les autres ou changent de place, la disi bution sur S' sera seule modifiée.
Tout se passe donc comme si le conducteur fermé était un électrique parfait,
Faradav a vérifié cette propriété en s'en fermant dans une cha dont les parois étaient revêtues de feuilles de métal; cette cl était isolée et ses parois communiquaient avec le conducteur d'aï machine électrique en activité. Faraday put faire dans l'inl une série d'expériences avec les éleclroseopes les plus délicats que leurs indications fussent trou Idées.
Si le conducteur creux n'est pas complètement fermé, il ne qu'incomplètement de ht propriété protectrice dont nous venons parler; mais il en jouira d'une manière très approchée si les i turcs ne sont pas très grandes. Un cylindre de faible diaméls ouvert par en haut, une sphère percée d'un orifice circulaire, u cage métallique seront donc des écrans électriques pratiqu très suffisants.
Remarque* — Les considérai ions précédentes montrent que n'est pas le potentiel absolu d'un corps qui intervient : ce seules différences <le potentiel qui entrent enjeu.
Le conducteur çreUX que nous venons de considérer peut porté à tel potentiel qu'on voudra sans troubler en rien les phéûC mènes <|in se produisent à l'intérieur de la cavité, parce que La difl tribu tion extérieure est toujours telle qu'elle produit un pol constant à (intérieur. Les potentiels absolus des corps qui j contenus sOnl tous augmentés *\r la même quantité, et les charge et forces que l'on peut mesurer à l'intérieur restent toujours le mêmes.
Ainsi, pour un observateur placé à l'intérieur d'une cage raétl lique. Je potentiel zéro sera celui de la cage elle-même, et il nirr.i qu'un corps a une charge positive mi négative selon «| potentiel sera plus ou moins élevé que celui de l'écran proteeleim