‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 157 sur 244 · DÉPERDITION DE L'ÉLECTRICITÉ PAR LES SUPPORTS ET PAR L'AIR · texte numérisé non relu

DÉPERDITION DE L'ÉLECTRICITÉ PAR LES SUPPORTS ET PAR L'AIR

§ i. — PERTES PAR LES SUPPORTS.

Dans l'étude expérimentale de l'électricité, on est souvent gêné r la. rapidité avec laquelle se dissipe le fluide que l'on déve- )pe ou^idépose^ur les corps conducteurs, même quand ils sont iitenus par des pieds de verre enduits de gomme laque. En géné- !, cette déperdition se fait à la fois par l'air et par les supports, elle est surtout très-rapide, quand le temps est humide, parce 'une atmosphère chargée de vapeurs ou des supports à demi )uillés, offrent à l'électricité un facile écoulement vers le sol. ifay avait remarqué ces propriétés conductrices de l'eau; aussi :ommande-t-il de bien sécher les tubes de verre que l'on em- )ie pour supports dans les expériences électriques; et, dans 5 Mémoires piesque contemporains de ceux de Dufay, l'abbé •llet se plaignant de no pouvoir répéter sûrement dans une salle îine de monde, des expériences qu'il lui était toujours aisé de jssir quand il était seul , attribuait ces difficultés à la vapeur jandue dans l'atmosphère par la respiration d'un nombreux ditoire.

Pertes par les supports. — Lorsqu'on veut analyser les effets s à ces différentes causes de déperdition de l'électricité, il faut tant que. possible les isoler les uns des autres; et l'on y arrive

la manière suivante. Il n'y a pas de substance connue qui isole rfaitement l'électricité ; mais certaines résines opposent à son )uvement une grande résistance; ainsi, lorsqu'on touche avec

minces cylindres de gomme laque un conducteur qui n'est s très-fortement chargé, ces cylindres, même après un long ntact , ne présentent quelques traces de fluide qu'à une petite stancc de l'extrémité par laquelle ils communiquaient à la urce; un peu plus loin, ils sont complètement à Tétat naturel irtant de là, Coulomb a pensé que de faibles charges électriques )urraient bien être isolées complètement par d^s ?>vx^^wVà ^^ mme laque, minces et d'une suffisante \ong>ieur.

eo donnant au fil unit lorsian convenable; puiâ' on tita^

intervalles de temps égaux, les pertes qu'a éprouvées le sian réciproque ; en d'autres termes, on cherche de cou bout de CCS intetvalles de temp^, il faut détordre le Hl pi tenir le^ boules à la distance constante de !0°, ut l'on I des résultais obtenus.

On recommence ensuite l'expérience en supportanl des deux boules par deux ou trois Ris identiques à ceui avait d'abord employés, et l'on cherche tie même la loi ch sèment progressif de la répulsion qui s'exerce entre | même distance de 30°. Or, quand on opère ainsi, ou irtx nairement que la répulsion commence par décroître dans le second cas que dans l'autre; mais hlenlât on al limite à partir de laquelle les perles dans le même lemfl nent identiques; bien évidemment alors, les supports n plus d'influence sur le phénomène de (a déperdition, et termes ils sont complètement isolants.

Avec les longueurs des supports, croissent les quantité! qu'ils peuvent isoler; et dans le cas très-simple où les 1 la balance sont égales, ainsi que les tiges par lesquelles soutenues, on voit que les longueurs de ces dernières i portionnelles aux répulsions totales qui ont lieu au me commence l'isolement absolu. Il en résulte que les d'électricité qui peuvent être isolées par va support de ' d'épaisseur déterminées, varient proportionnellemenl k carrée de la loneueur ou'on lui donne.

DiPEBDITIOM DE L*ÉL£CTlltCITÉ. i07

Ihèse, les boules et leurs distances réciproques sont restées ce qu'elles étaient d'abord. Or, si Ton désigne par / et /' les longueurs des tiges isolantes dans les deux expériences succès-

sives, on trouve par observation que — = ^,; donc r = j^ii

el par suite

La température a une influence notable sur la déperdition de réiectricilé par les supports de soufre, de copal et de gomme laque. Un échauffement même peu considérable, enlève â ces derniers beaucoup de leur force isolante, et c'est un point auquel on doit avoir égard dans les expériences précises faites avec la balance de torsion. Il en résulte en effet, qu'un mode de suspension qui conviendrait l'hiver pour isoler complètement certaines charges électriques, pourrait devenir l'été complètement insuffisant.

EoBn des expériences ont été tentées pour comfiarer les résistance que les deux fluides électriques éprouvent dans leur mouvement sur les corps isolants: et elles ftaraîs-ent établir que. pour ie fluide résineux, cette résistance est moindre que pour le fluide vitré, toutes choses étant, bien entendu, parfaitement é^les d'ailleufs.

§ 2. — PESTES PAS l'aIB.

Bntes par r«îr. — Lorsqu'on veut étudier b déperdition d électricité qui se fait dans une balance de torsion, par le seul contact du gaz qui la remplit, on clioîf^t l'aiguille et le suppoil (le la boule û\e^ de nature et longueur telles qu'aucune perte ne puisse avoir lieu par cette vcne, au nooîns po'jr le» charges avec lesquelles on opère: alors, par des observations laites à des interralles de temps é^ÊOSL entre eux , on constate les pertes éprouvées dans ébsiam de ces întenalles. En cbefxrkant ainsi la loi des pertes dans l'air ati&ospbénque ordlnoîie^ GcNikimb a a u que. pour on même él^ du gaz. eslies sont des fractions constantes des forces répulsÎTes amennes qui ont lieu pendant les temps auquel elles se raf^wrtmt.

Nous transcnTODS ici* le tableau d'une <ies expéfiences de ce physicien :

DÉPERDITION DE L'ÉLECTRlClTl

Tableau relatij à (a déperdition de l'électricité par l'air.

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