DÉPERDITION DE L*ÉLECTRIC1TÉ
Les anciens électriciens Hausbée et Gray avaient remarqué que dans un vide approché, des corps faiblement chargés peuvent conserver longtemps le fluide qui leur a été communiqué; M. Harris, M. Bequerel ont vérifié le fait, et M. Matteucci l'a varié de la manière suivante :
« Sous une cloche A (fig. 28i) , il suspendit à un fil de cocon ab une
mince aiguille de gomme laque qui supportait à Tune de ses extrémités une très-petite aiguille aimantée de, et à Fautre une balle de sureau c.
Dans la même cloche il fixait une tige de ^omme laque qui portait aussi une balle de sureau A. Enfin une division était tracée en g sur le pourtour de la cloche. Le tout étant disposé sur la platine d'une machine pneumatique , et l'air intérieur restant à 0,757 de pression, il électrisa les boules h ei c à l'aide de la tige ikl qui passait dans la boîte à l'aide de laquelle la cloche se trouvait fermée. L'aiguille, d'abord chassée à 40°, revint au zéro au bout de 4*^5'.
Fig. 284. a 11 répéta ensuite la même expé-
rience en établissant sous la cloche une pression de 400""". L'aiîîuilie, d'abord chassée à 38", se trouvait encore à i 3" du zéro au bout de 4 4N 5'. »
Ces premières expériences montrent avec quelle lenteur de faibles charges électriques se perdent dans l'air raréfié. Elles prouvent donc l'exactitude de la seconde des deux propositions que nous avions énoncées. Ce qui va suivre servira de démonstration à l'autre.
« La boule de la balance de Coulomb, munie de sa tige isolante et do son couvercle est placée dans l'axe d'une cavité cylindrique de métal mise en communication avec le sol, et ayant 40 centimètres de diamètre (fig. 285). On recouvre le cylindre et la boule avec une grande cloche de verre, qui porte en haut, une tubulure dans laquelle on fait glisser une boule métallique semblable à celle de la balance ; puis on fait toucher les deux boules, et l'on épuise l'air en s'arrétant, dans différentes expériences successives, à des degrés de vide inégaux. Dans chaque cas, à l'aide d'une bouteille de Leyde toujours chargée avec le meuve \\0Txv\iv^ ^<è^ /^///» de /â machine, on éiectrise la boute de \«i \^^\wvt^ ^v<i
D^VXLOPPEMBNT DE L'ALECT«ICIT£
Coul<»iib qui est sous la cloche ; on retire avec un manche isolant la tige métallique A , on rend l'air, et l'on porte rapidement la boule île la balance dans la balance même pour mesurer la quantité d'électricité qu'elle a retenue dans l'opéralion; or, co
opérant ainsi sous toutes tes pressions comprises entre & ol 160 millimètres, on Irouve que les quantités de llin'de restées sur la boule varient dans les mêmes rapports que les pressions ou densités de l'air intérieur, s (Malteucci, Ânn,, l, XXVIII, 3* série ).