‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 160 sur 244 · PAR INFLUENCE · texte numérisé non relu

PAR INFLUENCE

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distance des conducteurs atteignait quelquefois 47 pouces anglais, sans que Teffet cessât de se manifester.

Ces observations très-nettes sufOsaient pour établir le fait du développement de Télectricité par influence.

Toutefois, l'analyse de ce curieux phénomène ne fut complétée que longtemps plus tard. Nous allons la présenter sous la forme qu'on lui donne ordinairement.

D'un corps A convenablement chargé d'électricité vitrée on approche un cylindre métaUique B supporté par un pied isolant , et portant à chacune de ses deux extrémités un pendule électrique (fig. 286) dont la tige et le fil sont bons conducteurs. Aussitôt, et

y une distance qui peut être assez considérable, on voit les deux Petites balles de sureau se relever ; le cylindre B est donc électrisé. \lors, si Ton approche lentement de la première balle un bâton de résine frotté, on voit qu'elle est repoussée. Le second pendule est au contraire attiré par la résine et chassé par le verre, et l'on en conclut nécessairement qu'il est électrisé vitreusement, tandis que le premier est chargé de fluide résineux.

Les choses étant en cet état, si l'on décharge brusquement le corps A en le mettant en communication avec le sol, tout signe électrique disparaît dans lo conducteur B.

Pour expliquer ce retour subit de B à l'état naturel , on admet que les deux fluides vitrés et résineux y existent à l'état de combinaison ou de fluide neutre. L'influence de l'électricité vitrée de A détruit cette combinaison; le fluide résineux est attiré dans la portion de B la p)ns voisine de A, et le l\uk\c nWv^ \^^wfi&^.V "autre extrémité; mais aussiiàt que l'inîlueuçe cesse, \^VV.\^v:Na^^

DÉVELOPPEMENT DE L^ÊLECTEICITÉ

réciproque des éledricités séparées les porte de neuve réunir.

Si pendant que Tinfluence de A sur B persiste, on vient à ce dernier en un point quelconque de sa surface, le fluii se trouve ou chassé dans ie sol, ou neutralisé par un portion de fluide résineux, qui, au contact du doigt, pass< Aussi, le contact une fois intercepté, si Ton fait cess fluence de A, B reste chargé de fluide résineux. 11 faut bien remarquer en outre, que pour trouver le

teur B très-visiblement chargé de fluii neux au moment où A rentre à l'état nî suffit d'avoir laissé l'influence durer ui un peu considérable; et la raison en l'air et les supports n'étant jamais parfE isolants, le fluide repoussé se perd îns ment par ces voies , tandis que Tauti maintenu par Taltraction de Télectri fluente.

On doit enfln ajouter aux détails prd que si , à la suite du cylindre B, on en un ou plusieurs autres B', B",.-* chaci influerait à distance sur le suivant : or rait alors à tous les bouts tournés du c du fluide résineux, et du fluide vitré au extrémités.

Si dans l'expérience fondamentale q montrer le développement de l'électr influence stir un cylindre isolé, on craignait que l'actioi de la machine ne fût la cause de la divergence du pe plus voisin, on pourrait, comme l'indique M. Riess, placei ducteur isolé vertica'ement au-dessus de celui qui doit lui. La figure 287 représente la disposition des piècos. cas, il est impossible d'attribuer les mouvements des pc l'action directe de la machine, puisque cette action ne \ demment donner de résultante horizontale sensible dans ditions où Ton opère.

Fig. 287.

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