DISTRIBUTION DE L'ÉLECTRICITÉ
ducteurs ayant la forme de disques, de sphères, etc., etc., et il est impossible de ne pas y voir une confirmation du principo énoncé.
Rien de plus simple maintenant que d'étudier la distribution de l'électricité sur un conducteur isolé. Nous supposerons d'abord la perte par l'air absolument nulle pendant les expériences. Quant aux supports, ils seront admis tout à fait isolants.
Alors, pour trouver le rapport des épaisseurs de la couche électrique aux différents peints A, A', A", d'un cylindre, on chargera l'aiguille d'une balance de fluide semblable à celui du cylindre, puis on touchera successivement les points A, A', A" avec le plan d'épreuve, et, le portant chaque fois dans la balance à la place de la boule fixe, on observera la répulsion qu'il exerce sur l'aiguille à la distance angulaire fixe de 30".
Les rapports de ces répulsions seront ceux des épaisseurs cherchées.
En réalité, pour arriver à des résultats de quelque exactitude, il faut tenir compte des pertes incessantes que le contact de l'air fait éprouver soit à l'électricité du conducteur, soit à celle de la la balance, ou plutôt il faut se mettre à l'abri de l'influence perturbatrice de ces déperditions inévitables.
Or on peut y arriver d'une manière très-simple en opérant de la manière suivante :
Bléthode des contacts alternatifs. — Après avoir comme précédemment déterminé les répulsions relatives aux points A et A', on vient de nouveau toucher au point A, et l'on détermine la force répulsive F" avec laquelle le plan d'épreuve agit alors sur l'aiguillei toujours à la même distance de 30" : F" est moindre que F à cause (le la déperdition qui a incessamment lieu ; mais si l'on s'arrange de manière que le temps écoulé entre les observations 1 et 2 foit le même que celui qui s'écoule entre 2 et 3, on pourra prendre le rapport de F' à la moyenne ^ (F + F") pour celui des épaisseurs cherchées ; on ne peut pas en effet admettre que \ (F -f- F'') diflèrc d'une manière appréciable de la répulsion que l'on aurait trouvée pour mesure de l'épaisseur au point A, si l'on avait pu la déterminer à l'instant même où l'on a opéré pour trouver la charge en A'.
lioia de la distribution sur les corps conducteurs. — En employant le procédé de mesure que nous venons d'indiquer Coulomb a obtenu un grand nombre de résultats importants nous allons énoncer les principaux :
4° Sur un ellipsoïde de révolution les épaisseurs de la couch c/ecfriquc sur Véqualeur eV. «i\i^ «^\.\fe«v\\.H ^>\^'«»sk-^\.^^sor
A LA SUBFÂGE D£S CORPS.
elles dans le rapport du petit axe de l'ellipsoïde au grand. Sur un cylindre isolé, terminé suivant Tusage par deux phères, l'épaisseur de la couche à l'extrémité est plus grande milieu ; dans un des cas étudiés , le rapport de ces deux eurs a été 2,3.
les disques circulaires, le fluide s'accumule vers les bords )portion plus forte qu'au milieu ; par exemple , en opérant m disque de 5 pouces de rayon, on a vu le plan d'épreuve re trois fois plus d'électricité à la circonférence qu'au centre. tribuUon de l'électridté sur un système de conducteurs eu
ice. — Coulomb a ensuite étudié la distribution de l'élec- I sur deux sphères égales en contact. Il a constaté que dans sinagedu point où elles se touchent, et jusqu'à une vingtaine 5grés de distance, l'épaisseur de la couche électrique est
Fig. 301.
sur chacune d'elles; puis elle augmente, rapidement d'abord aux extrémités Jtf diamètre perpendiculaire à \3l X\^^ ^çi^ /- %
DISTRIBUTION DE rÉLEGTRlGITÉ
centres, et beaucoup plus lentement ensuite, jusqu'aux points A et B, où elle atteint son maximum (fig. 301).
Des phénomènes analogues s'observent quand les sphères sont inégales; seulement, à l'extrémité delà ligne des centres, les épaisseurs sont différentes : la plus grande a lieu sur la petite sphère. £n outre, si on sépare les deux sphères, elles ne se partagent pas le fluide proportionnellement à leurs surfaces. La plus petite en prend plus qu'il ne résulterait d'une pareille proportionnalité; de sorte que l'épaisseur moyenne de la couche électrique y est plus grande que sur l'autre. La différence s'accroît à mesure que le rapport du petit rayon au plus grand va en diminuant, et quaiod ce rapport converge vers zéro, la petite sphère arrive à conserver environ deux fois plus d'électricité qu'elle ne le ferait si la seule étendue des surfaces déterminait le partage.
Quand les sphères sont ainsi inégales et qu'on les éloigne lentement, on voit bientôt apparaître sur la plus petite et au point le plus voisin de la grande, une certaine quantité de fluide contraire à celui qui recouvre cette dernière. C'est un effet d'influence qui disparait pour une distance plus considérable.
Enfin, lorsque d'une sphère électrisée A (fig. 302], on approche
Fig. 302.
une seconde sphère B, chargée de même fluide qu'elle, mais dans une proportion moindre quô cfcW^ ojax \teik\fc\^t dui contact, il