A LÀ SURFACE DES CORPS
se développe en B, aux points les plus voisins de A, de l'électricité contraire à celle qui recouvre cette première sphère. La distance diminuant, l'épaisseur de la couche du fluide ainsi développé par influence, va en croissant rapidement, et bientôt une étincelle jaillit entre les deux sphères '.
Cas oh le corps înflaenoé ooininiinî<iae awee le toi. — Coulomb $*est encore occupé de déterminer la loi suivant laquelle se dis- ;ribue Télectricité que Ton développe par influence sur un cylinire communiquant au sol, lorsqu'on en approche une sphère solée et électrisée. Les cylindres employés par Coulomb étaient, luivant l'usage, terminés par des hémisphères , et pendant les expériences, leur axe était toujours dirigé vers le centre de la iphère influente.
En ces circonstances , on trouve que l'épaisseur électrique >ur le cylindre est la plus grande possible à l'extrémité la plus voisine do la sphère. A partir de ce point , elle décroit rapilement jusqu'à une distance égale à quatre ou cinq diamètres du cylindre, après quoi elle diminue plus lentement, et à peu près iuivant la raison inverse du carré de la distance au centre du jlobe électrisé.
Quant à la valeur absolue de l'épaisseur de la couche électrique i l'extrémité même du cylindre, on trouve qu'elle est proportionlelle à la charge de la sphère, réciproque au rayon du cylindre 3t à la puissance | de la distance du centre de la sphère à l'extrénoité du cylindre ; en un mot, si l'on désigne par R le rayon de la sphère, E Tépaisseur constante de la couche électrique qui la couvre quand elle est soustraite à l'action du cylindre, r le rayon ie celui-ci, a la distance de son extrémité à la surface sphérique, 9t m une constante dont la valeur numérique a été trouvée égale à 2,07; l'épaisseur e de la couche électrique au bout du cylindre a pour expression numérique
Quand le rayon r est très-petit, la tension de la couche électrique qui s'accumule à l'extrémité du cylindre devient extrême-
1. Tons les résultats obtenus par Coulomb dans Tétnde de la distribution de l'électricité à la surface des corps, sont des conséquences nécessaires des lois des ittractions et répulsions électriques élémentaires. M. Poisson est en effet parvenu ï les déduire tous de ces lois fondamentales en exprimant que, lors de l'équilibre, 'action de la couche électriçne snr une molécule quelconq]aftàe^\v\^ftTiLÇ.\SL\xt%\Xx\^^ \ Vîntérienr des corps électriaés, est égale à zéro.
(36 DISTBIBUTION DE L'ÉLECTRICITÉ
ment forte ; elle remporte sur la résistance que Tair lui oppose, et le fluide s'écoulant vers la sphère, neutralise celui dont elle esU recouverte.
Pouvoir des pointes. — Ainsi s' explique la première expérience que cite Franklin dans la lettre où il décrit les effets singuliers des pointes, a Placez, dit-il, un boulet de fer de trois ou quatre^ pouces de diamètre sur l'orifice d'une bouteille de verre bien, nette et bien sèche. Avec un fil de soie attaché au plafond, précisément au-dessus de l'orifice de la bouteille, suspendez uno petite boule de liège de la grosseur d'une balle de mousquet; que le fil soit de lon^^ueur convenable pour que la boule de liège vienne s'arrêter à côté du boulet; électrisez le boulet, et le liège sera repoussé à la distance de quatre ou cinq pouces, plus ou moins, selon la quantité d'électricité. Dans cet état, si vous présentez au boulet la pointe d'un poinçon mince et affilé à six ou huit pouces de distance, la répulsion est détruite sur-le-champ, et le liège vole vers le boulet. »
L'écoulement de l'électricité par les pointes peut encore s'opérer indépendamment de toute influence étrangère, a Ainsi, continue Franklin, pour montrer que les pointes ont d'elles-mêmes la faculté de lancer le feu électrique, couchez une longue aiguille pointue sur le boulet de l'expérience précédente, et vous ne pourrez assez électriser le boulet pour lui faire repousser la boule de liège ; ou bien encore fixez à l'extrémité d'une verge de fer isolée une aiguille qui pointe en avant comme une petite baïonnette, et tant qu'elle y restera la verge ne pourra jamais être électrisée que faiblement, parce que le feu s'échappe à la sourdine par la pointe. »
Ces nouveaux eff'ets n'ont rien qui puisse surprendre, lorsqu'on se rappelle la loi de distribution de l'électricité sur un ellipsoïde. Il en résulte, en efi'et, que si un corps de cette forme est trèsallongé, l'épaisseur électrique à l'extrémité du grand axe, et par suite la pression contre l'air deviendront excessives dès que la charge donnée à l'ellipsoïde sera seulement assez forte pour que la tension vers la partie moyenne ait une valeur appréciable.
Pour manifester commodément le pouvoir des pointes, on prend un conducteur muni d'un pendule électrique comme ceux de la page 415, et, après l'avoir fortement chargé, on applique en un des points de sa surface une pointe que l'on tient latéralement à l'aide d'un manche isolant. Aussitôt les pendules retombent avec une grande rapidité.
Souvent encore on opère de la manière suivante : on fixe au conducteur d'une machine é\ecln(\uô^xTv^^vo^ftN«î^AÇ5^^ft J^v^^.^^^v