‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 166 sur 244 · CONDENSATION DE L'ÉLECTRICITÉ · texte numérisé non relu

CONDENSATION DE L'ÉLECTRICITÉ

action capable d'équilibrer celle de la source au mêm* Mais l'état d'équilibre que cette condition définit se mod qu'on approche de  un autre conducteur B mis en com tion avec le sol. Alors en effet, la distribution de l'électri* surface de A se trouve changée, et de plus la répulsion par A sur la molécule a, est en partie contre-balancée par tion que cette molécule éprouve de la part du fluide c développé par influence sur B.

Le coaducteurA continue donc à se charger, etl'accroi

Fig. 304.

de charge peut être considérable; car toute nouvelle quc fluide q qui arrive sur ce conducteur en appelle sur l'ai quantité correspondante q\ qui réagit à son tour pour l'accès du fluide de la source. Toutefois l'accroissement n indéfini; en effet, q étant nécessairement supérieur à g', 1 sion contre l'électricité de la source se trouve à chaqui accrue de la différence des actions de ces quantités inéi fluides contraires; et bientôt il s'établit un nouvel état libre. Mais il y a alors sur A une quantité d'électricité su à celle qui aurait pu y pénétrer sans l'action influente de Le degré de condensation dépend évidemment de la fo conducteurs  et B, et de la distance à laquelle ils sont Dans de bonnes conditions, il est souvent très-considérat réunion des éleclricilés coivIt^vt^?» ^\w^\ ^'c,^\\wv\i\é«& i^; donner naissance à des p\\èt\omèi\^^ T^\^îitçç\^\^î8».

BOUTEILLE DE LRTDE. 411

K^MoaM de Keyde.— Ce ful en I7i6 que Musschenbroëk cl

deui autres physiciens hollandais, Cuneus et AUaman observé-

reni fortuitement à Leyde les premiers effets de cette condeosa-

tion électrique dont nous venons d'exposer la théorie.

L'un de ces physiciens, Cuneus, voulait électriser de l'eau dans un vase de verre qu'il lenait à la main, et pour y arriver il faisait plonger au milieu du liquide une pointe qui communiquait aux conducteurs d'une machine. Lorsqu'il jugea la charge sofGsanle, il approcha le doigt de la surface de l'eau, mais à l'instant il reçut une commotion incomparablement supérieure à celle qu'il pensait recevoir. Musschenbroëk répéta l'expérience, l'étudia avec soin, et la fit connaître à l'Europe savante, qui l'accueillit avec un vif intérêt.

Dans ces circonstances, la main était le conducteur en contact avec lo sol, et l'eau celui où venait se condenser l'électricité fournie par la machine. La lame de verre, par sa mauvaise conductibilité, s'opposait à Ih réunion directe des électricités contraires.

Bientôt on remplaça le liquide de la bouteille |iar des feuilles declinquanttassées dans son intérieur, et l'on donna à l'autre face ■ une conductibilité uniforme et parfaite, en la recouvrant d'une lame d'étain; enfin on s'aperçut bientût qu'il fallait enduire de vernis le bord supérieur du vase aSn de rendre plus difficile le transport direct des fluides de l'intérieur à l'extérieur. Cette pré* caution est très-importante, parce que le verre attirant aisément , l'humidité de l'air acquiert une conductibilité superficielle trèsnotable, et ne s'oppose plus assez efficacement au mouvement des fluides.

Bonteilte de X«yd«. — La figure 3Q& n Leyàe bous une de ses formes les plus ordm&u«a. Toate la partie sapérieure E est couverte àe ■^enà%a\«.%'i^^*

tu BATTEBIEB ÉL8GTB10CE8.

laque, Lo crochet communique aux feuillM de dinquant ({^ui constituent l'arniure interne.

Quand la bouteille a du grandes dimensions et une tai^ ouverture, on colle sur sa surface interne une lame d'étain toute semblable à celle qui recouvre sa snrface externe. Des fils de cuivre attachés au bouton s'appuient contre cette lame et y apportent le Quide de la machine. En6n, lorsqu'on veut oblemr de violentes décharges, on forme le condensateur de plu^eurs jarres ou bouteilles de grandes dimensions, en s'arrangeant de façon que, d'une part, toutes les armures internes communiquent ensemble, et que, d'autre part, les armures eilenes soient également réunies métalliquement entre elles. I

Sur la Bgure 306, les tiges 0, HI, KL établissent la commu-

nication entre l'intérieur des neuf bouteilles , et comme les armures externes louchent toutes le fond de la boite B, qui est tapissée d'une feuille d'étain, on conçoit qu'elles ne forment aus^ en réalité qu'un seul conducteur métallique. La poignée île cuivre C est en contact avec une bande de métal qui sert de prolongement à la doublure intérieure de la caisse. Lorsqu'on veut charger la batterie, on met la poignée en communication avec le sol, et l'on fait reposer sur l'étoile, une tige de cuivre qui s'allacbe à'aut^ part aux conducleuis àe \a tcia.t\i\\^%.

BATTERIES ÉLECTRIQUES. 4iâ

des armures avec la boule A d'un arc métallique AEB (fig. 307), et l'on approche Tautre boule de la seconde armure. Au moment

où elle va la toucher, on voit jaillir rétincelle de décharge avec un éclat qui dépend des quantités d'électricité mises en jeu.

Lorsque Ton a ainsi, pendant un instant , établi entre les deux armures une communication toute métallique , il semblerait naturel de penser que l'appareil est complètement déchargé; au moins, si pendant le contact il est resté en communication avec le sol.

L'expérience ne conOrme pas ^1^ cette prévision : si en effet, au ^^s- 307. jjQyj jJq quelque temps , on vient

de nouveau toucher les deux faces avec l'excitateur, on en tire une seconde étincelle souvent très-intense ; et qui pourtant ne suffît pas encore à la décharge complète. Voici la raison de ce phénomène.

Tandis qu'on charge la batterie, les fluides contraires quittent, en partie, les armures métalliques pour venir se Gxer sur le verre ; et comme la faible conductibilité de cette substance géno, au moment de la décharge, le mouvement des fluides, il en reste toujours sur chacune des deux faces de la lame.

Mais, peu à peu, ces portions d'électricités contraires qui ont échappé à la première recomposition, se dégagent de leur adhérence à la lame isolante , et servent à produire la seconde ou la troisième étincelle. On peut, de la manière suivante, vérifier la légitimité de l'explication précédente.

Bouteille à annarei mobiles. — Que Ton conçoive une bouteille de Leyde dont l'armure externe soit un vase métallique légèrement conique A (fig. 308), et la lame isolante un vase de verre BD, pouvant entrer exactement dans le premier et recevoir ensuite une armure interne toute métallique A également représentée sur la figure 308.

Ces trois pièces étant emboîtées les unes dans les autres , on charge la bouteille comme à l'ordinaire et on la place sur un isoloir; alors, si l'on enlève l'armure interne c avec un crochet de verre et qu'on la touche, on n'en tire qu'une très-faible étincelle. On ne XrouYe égaÏQmBnX, qu'une lrès-!a\b\ô ç\\v»si\X\fe ^^vi^tricité dans Varmure exi^m^ A lorsqu'on \a \.owc\i^ «^t^^ v^^vî

«fi ÉLECTHOMÈTBE DE L&NE.

enlevé la lame isolante A ; mais alors qu'on remette les <

en leurs places, et qu'à l'aide d'un eicitateur on établi

Fig. S03.

communication entre les deux faces du condensateur, ( obtiendra une brillante étincelle.

Fig^nrei de Xiabtembe^. — Une expérience curieuse qi fait ordinairement a vecla bouteille de Leyde montre que la n'agit pas de la même manière sur les deus fluides éleC pour gêner les mouvements qu'ils tendent à prendre sur face.

Sur le gflteau d'un électrophore on trace avec le crochet bouteille de Leyde, chargée intérieurement de fluide positi série de lignes diamétrales- Puis, posant la bouteille sur i loir, on la prend par le crochet, et l'on promène sur la un-point de l'armure externe en traçant des lignes différen' premières, des cercles par exemple. Enflu à l'aide d'ui soufQet ei^près disposé, on projette vivement sur l'appai mélange de fleur de soufre et de minium, La première ' s'étectrise résineusement dans son frottement contre l'av vient se fixer sur le g&teau là où s minium se rassemble au contraire su résineux; or, partout te soufre se c jaunes à branches nombreuses et divei^entes, tandisque len affecte invariablement la forme de petites taches circulaires i

e trouve du fluide vil r les points chargés de 1 longues ail

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