‹ Leçons de physique (volume 2)Chapitre 171 sur 244 · EFFET DES DÉCHARGES ÉLECTRIQUES · texte numérisé non relu

EFFET DES DÉCHARGES ÉLECTRIQUES

On répète souvent rexpérience de réiectrisation simultanée d'une série de personnes par une décharge de bouteille de Leyde. Pour cela on dispose tous ceux qui veulent y prendre part en chaîne continue. Les expérimentateurs qui forment les deux extrémités de la chaîne, doivent être voisins; Tun prend la bouteille par l'armure externe, l'autre approche le doigt du crochet de l'armure interne. Aussitôt l'étincelle part; l'effet est produit.

S'il y a interruption dans la chaîne, les personnes intermédiaires cessent de recevoir la commotion ; mais il en est autrenoent des deux extrêmes, parce que le sol leur sert de communication. Seulement, comme ce nouveau chemin oppose plus de résistance au fluide qu'une chaîne bien conductrice, la décharge est moins forte.

Enfin, quoique la chaîne ne soit pas interrompue, le sol peut encore conduire une partie de la décharge, surtout quand le nombre des personnes qui participent à l'expérience est considérable; cela tient à ce qu'en général les courants électriques se partagent entre les différentes routes qui leur sont offertes : seulement, quand l'une des voies présente à ce fluide beaucoup moins de résistance que les autres, c'est par elle qu'il passe presque tout entier. On explique de cette manière pourquoi, suivant la remarque du docteur Lemonier, on peut faire passer une forte décharge de bouteille dans une grosse barre de fer qu'un homme tient à la fois des deux mains, sans qu'il en éprouve le moindre choc. Cette expérience s'explique trop bien par le principe précédent pour qu'il soit besoin d'insister ; mais il est bien entendu que les choses se passeraient autrement si on voulait répéter l'expérience en substituant à la barre de fer une corde mouillée. Dans ce cas l'opérateur recevrait sa part de la décharge.

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