EFFETS CHIMIQUES
L'inflammation des corps combustibles par l'étincelle électrique est un véritable phénomène chimique. Toutefois l'électricité no semble pas le déterminer immédiatement. Elle élève d'abord au rouge la température des molécules qu'elle rencontre sur sa route, et les choses se passent alors comme si l'on introduisait un corps incandescent dans le mélange inflammable. Comme exemple, nous citerons la détonation que l'on obtient en faisant passer l'étincelle au milieu d'un mélange d'hydrogène et d'oxigène renfermé dans un petit vase métallique (fig. 343) . L'éleclridlè a^mNe^x xs^sa
Fiff. 313.
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tige métallique aa\ mastiquée à la gomme laque dans le tube de verre cc\ et elle se décharge sur le point le plus voisin A de la
paroi opposée. Au moment de rexplosion, le bouchon B est projeté avec force.
C*est Dufay qui parait avoir prévu le premier qu'on pourrait allumer des substances facilement combustibles avec les fortes étincelles qu'il tirait des corps conducteurs de grandes dimensions. Mais l'expérience ne fut faite que par ses successeurs.
Trente ans plus tard, Franklin et Priestley remarquaient qu'en faisant passer des étincelles dans l'eau, entre les extrémités voisines des deux conducteurs, on déterminait le dégagement de bulles gazeuses qui venaient crever à la surface. Vers la môme époque, Priestley décomposait l'ammoniaque en azote et hydrogène, en la faisant traverser par un grand nombre d'étincelles électriques, et Beccaria, par un moyen semblable, révivifiait les métaux de leurs oxydes, et décomposait le sulfure de mercure.
Depuis , et toujours sous l'influence d'une succession rapide d'étincelles, Wollaston parvint à décomposer le sulfate de cuivre, en opérant de la manière suivante. Après avoir recouvert de gomme laque quelques centimètres d'un fil d'argent très-Qn, il le coupa par le milieu de la partie cirée et fit plonger les deux bouts dans une solution de sulfate de cuivre à une très-petite distance l'un de l'autre. Les portions extérieures des deux fils communiquaient Tune avec le conducteur positif, l'autre avec le conducteur négatif d'une machine deNairne. Après un nombre suffisant d'étincelles, on pouvait constater que la pointe négative s'était recouverte de cuivre. Si l'on intervertissait alors les communications de la machine avec les deux petites pointes, on voyait le dépôt de cuivre disparaître de la surface qui s'en était d'abord recouverte, tandis que l'autre recevait graduellement à son tour une certaine quantité du métal revivifié.
Dans les cours, on peut mettre très-rapidement en évidence la puissance chimique de l'étincelle en employant son action à la décomposition de l'iodure de potassium. On étend sur une lame de verre un petit losange de papier à filtre imbibé d'une solution d'iodure, et après avoir mis un des angles en communication avec le soif on donne à Vaulre qyxdoiVi^^ teûK.^V\Rs». kM<s&vtôt on voit