PROCÉDÉS D'AIMANTATION
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. étaient tournés de manière que leurs actions concourussent, cela, il appliquait d'abord les aimants sur le barreau en ayant qu'ils se touchassent par leurs pôles contraires sur le milieu I dernier (fig. 337), puis il les séparait en les faisant glisser,
Fig. 337.
l'aux extrémités opposées du barreau, enfin il les replaçait leur première position, recommençait une nouvelle friction, isi de suite.
hamel conservait les deux barreaux mobiles de Kniglh, seunt, au lieu de les appliquer sur Taiguille à aimanter parallè-
nt à Taxe de celle-ci, il les inclinait comme on le voit figure en outre, et c'est là ce qui constitue le caractère de sa mé- 3, il favorisait leur action à l'aide de l'artifice suivant, rallèlement au barreau à aimanter ab, il en plaçait un second le mêmes dimensions, dont les extrémités se trouvaient réuà celles du premier par deux petites pièces de fer doux ^'B' (fig. 338).
rsque sous l'action des aimants mobiles des pôles se dévelient en a et 6, leur influence en faisait naître de contraires
et A', et la réaction de ces derniers sur le barreau ab tenà y accroître Je développement du magnèl\sm^. Yav xîv^^^ s /es pôles A etB\ qui apparaissaient aux auVvG"^ e^Vî^^^\V^:
i'J8 PROCÉDÉS D'AIMANTATIOIV.
<lcs contacts de fer doux, commençaient à donner au second barreau a'b' un certain degré d*aimantation que des frictions convenables amenaient ensuite à sa valeur maximum.
Double tonehe. — Quant à la méthode d'^pinus, voici en quoi elle consiste : on place les deux bouts du barreau à aimanter ba sur les pôles contraires de deux aimants puissants A et B ; puis on réunit deux autres aimants, Â' et B' par leurs pôles contraires, en les inclinant d'une vingtaine de degrés sur la droite qui divise en parties égales Tangle que leurs directions font entre elles, et on les fait glisser ensemble alternativement dans un sens et dans Tautre, sur toute la longueur du barreau ab. Il faut avoir soin que les pôles A' et B' soient semblables à ceux des aimants fixes vers lesquels ils sont tournés. Si A' et A renferment du magnétisme austral, b sera un pôle boréal, et réciproquement. Ce procédé est plus puissant que ceux dont il a été jusqu'ici question. Pour en comprendre l'efficacité, on remarquera que le système des aimants mobiles exerce sur la portion du barreau comprise entre leurs pôles une action semblable à celle des aimants fixes ; mais elle agit en sens inverse sur tout point 7 qui se trouve en dehors de l'espace A'B'; seulement, sur ces points extérieurs -y Teffet produit doit être moindre que sur les molécules comprises entre A' et B'; ciir il est dû seulement à la différence des actions de ces pôles, tandis que pour les autres il dépend de la somme des mêmes actions.
Quant à l'influence des pôles A et B, elle s'explique trop nalurellomont pour qu'il soit besoin d'y insister davantage.
Lorsque par l'un des procédés que nous venons de décrire on a C()inmuni([u6 à un barreau d'acier plus de magnétisme qu'il n'en pi'Ut giudor, son moment magnétique éprouve d'abord une dirainulion rapide, à la suite de laquelle il arrive à un état qui demeuro à peu [)rès constant. Le barreau est alors aimanté à saturation.
Mais ce nouvel état ne persiste pas non plus indéfiniment, et peu i\ peu l'aimantation continue à se perdre. Pour empêcher cet ell'et dose produire, on a recours à divers moyens; s'il s'agit d'aimants aumi la forme do barres, on les réunit deux à deux dans d(vs boîtes de bois, en les y plaçant inversement comme on le voit lii;uro 338, et l'on joint leurs pôles contraires par de petits contacts de l'or doux. Les pôles cpii se développent dans ces derniers réa- ^'k^^/l/ sur ctni\ des a\mu\\\s v>l Iquv doiviveutde la fixité. N /'«iniaiit {\ la ïovmo vVv\\\ ^v>t Iv e\\vi\^^ wv\\î\\^\\.\KîK\fc\
PEOCBDtS D'AIUANTATIOM. iS!>
une armure de Ter doux (fig. 310), à laquelle on attache un ccrmin poids P. Dans ce cas il se produit daas Taimant un accroissemenl de force notable, et l'on peut, en accroissant chaque jour
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le poids P d'une petite quantité, arriver, au l>out d'im temps assez long, à faire porter à l'aimant une charge bien supOrieurc k celle qu'il pouvait soutenir à l'origine. Mais si l'on vient à rompre le contact, c«!t accroissement de vertu magnétique disparait presque complètement.
On doit aussi armer les aimants naturels lorsqu'on veut les «mpécher de perdre leur puissance. Pour le faire commodément, OQ commence par déterminer approximativement la direction do la ligne qui joint leurs pôles, en cherchant la région do leur surfîice où la limaille s'attache en plus grande abondance. En ces jioints on. taille deux faces planes, perpendiculaires à la ligne dos tôles, et l'on applique contre elles deux lames de fer doux C et D que l'on maintient à l'aide de solides attaches de cuivre; les talons a et ô deviennent alors les pôles auxquels on fixe l'armure.
Lesanciens avaient remarqué la facilité avec laquelle les aimants naturels perdent leur force quand on les abandonne à eux-mêmes, :1s avaient en outre reconnu que l'on empêche cette déperdition ]n les tenant au milieu de la hmaille ; et de là ils tiraient quelqueois cette singulière conséquence, que l'aimant se nourrit do fer, linsi que l'on peut en juger par un passage de Claudien dont tous citons un fragment dans la note ci-dessous ' .
ir : hjs dnlffs epn]s.s.
500 PROCÉDÉS B'AIMANTÂTIOlf.
Parmi les causes qui amènent la déperdilion du magnétisme, il faut citer en première ligne rélévation de la température. Toutes les fois, en effet, qu'après avoir chauffé un aimant un peu fortement on le laisse refroidir lentement, on reconnaît que sa puissance a considérablement diminué; elle pourrait même disparaître complètement si on le portait à une température très-élevée {iia ut ignescat totum. Gilbert, liv. III). Quant aux variations ordinaires et toujours assez restreintes de la température atmosphérique, elles ont sur la force des aimants une influence appréciable, mais passagère. L'intensité magnétique diminue quand la température s'élève, elle augmente dans le cas contraire; et les changements sont à peu près proportionnels à ceux de la température.
Faisceaux magnétîqaei. — Quand on veut obtenir des aimants puissants, on réunit en faisceau plusieurs barres d'acier fortement aimantées par la méthode d'^Ëpinus. Il est bon alors que ceux du centre soient un peu plus longs que les autres et que tous soient enchâssés à leurs extrémités dans des armures de fer doux (voir fig. 342). •
Toutefois on ne s'astreint pas toujours à cette précaution dans les faisceaux en fer à cheval, que l'on emploie dans la construction des appareils électro-magnétiques.
Nous verrons plus tard que l'on peut transformer un barreau de fer doux en aimant très-énergique , en l'entourant d'un fil de cuivre dans lequel on fait passer un courant électrique. Ce sont
maintenant ces électro-aimants que l'on emploie d'ordinaire pour communiquer par friction le magnétisme aux aimants artificiels que l'on veut construire.
Les électro-aimants en fer à cheval sont particulièrement commodes pour aimanter les lames d'acier auxquelles on a donné cette même forme, puisqu'on peut en même temps frotter à la fois les
Hinc proprias rénovai vires : hinc fusa per artus Aspera secretiim servant alimenta vigorem. Hoc absente périt, tristi morientia torpent Menihra famé., "Vètvas (\vvç, sWà?» towwvmW^i^wVvï..